Liberté d’information

OPINIONS / La liberté d’information est la base de la liberté d’expression. Chaque fois qu’on perd un média, la convergence que cela entraîne réduit la diversité de ses sources et la façon de traiter les opinions et surtout les tendances qui teintent les allégeances idéologiques, donc politiques. On connaît ces tendances chez Radio-Canada et Québecor à ce titre en politique et en environnementalisme.

Ces attitudes polluent l’opinion publique et cela ne fera qu’empirer si on laisse faire les choses en perdant un grand média de plus. Ces deux autres médias vivent de nos impôts ou de notre câble. Le reste de nos dépenses de consommation et les grands changements causés par Internet au fil du temps sont un vrai trou noir galactique dans l’économie. 

Avec MSN, Facebook, Google, etc, les nouvelles qu’ils publient ne citent pas toujours leurs provenances, leurs auteurs et surtout, sont gérées par l’extérieur où l’événement survient pour nous revenir chez nous sans passer par nos journalistes qui ont une réputation et qui sont reconnus.

Si j’apprends que la mère Michèle a perdu son chat à Rivière-du-Moulin par un reporter anonyme provenant de je ne sais où (Seattle ? Ottawa ? Paris ?), de quoi aurons-nous l’air comme société ? L’information perd ou prend de la valeur selon qui la rapporte. Ensuite jusqu’où iront les influences dans les débats régionaux ? On ne pourra plus avoir de médiums locaux diversifiés avec la versatilité et la souplesse qui dépendra de gens qui sont à l’extérieur, très loin. Que seront les campagnes électorales, au cours desquelles la proximité de la chaîne d’information est le nerf de la guerre ?

Les conséquences sont incalculables et il faut trouver un moyen pour assurer la pérennité de notre diversité médiatique. Or, s’il est impossible de faire remonter l’eau de la rivière, il est possible de dévier son cours. Ainsi, on pourrait songer à intégrer les médias au réseau du câble dans les forfaits par le biais du CTRC pour assurer un flux de revenus stables où les diffuseurs pourront supporter ces médias. Au prix que l’on paye en télécoms, souvent plus cher qu’en essence par mois, pour la quantité de canaux et d’émissions insignifiantes avec des cotes d’écoute énormément dilluées, on pourrait définir une solution viable en regardant de ce côté-là.

Financer avec une aide ne fait que retarder l’échéance si on ne change rien. Et qui voudra acheter une entreprise à l’agonie dans sa forme actuelle ? Alors l’argent étant le nerf de la guerre, il faut restructurer les flux de revenus en reconnectant la « plug » ailleurs si le Web bouffe tout.

Il en va de notre démocratie. Il faut se réveiller et bouger vite. Personnellement, je fais assez d’ordinateur dans une journée. Lire le journal papier, en déjeunant, est beaucoup mieux et plus relaxant, et je contribue en bout de ligne à l’industrie forestière, aux usines, transport, pressiers et camelot. Ça en fait du monde. Alors c’est le temps de mettre le cœur à la bonne place.

Pierre Charbonneau

Arvida

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L'IMMIGRATION, UNE SOLUTION

Tout d’abord, je tiens remercier l’équipe du Quotidien de nous offrir la chance, sous la rubrique Le carrefour des lecteurs, de pouvoir émettre nos idées et nos opinions. L’importance de ce journal est capitale pour son rôle stratégique dans notre région. Nous devons tout mettre en œuvre pour conserver ce joyau indispensable pour notre économie, tant par son engagement, mais avant tout comme leader de l’information.

J’aimerais revenir sur un commentaire de Marcel Lapointe, concernant un objectif du gouvernement Legault à l’effet de réduire le taux d’immigrants au Québec. M. Lapointe fait référence au manque de main-d’œuvre que nous subissons et que l’immigration pourrait combler. Je comprends son inquiétude, tout en respectant son point de vue, mais en émettant certains bémols.

Je crois que Mme Laforest, notre députée, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation ainsi que ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, et l’ensemble des membres du cabinet de François Legault, contrôlent très bien son économie, ses intérêts, les différents paliers formant son gouvernement et l’avenir du Québec.

Certes, il y a toujours place à l’amélioration, mais n’oublions pas que c’est un jeune gouvernement qui ne cesse de surprendre depuis son arrivée au pouvoir.

Je ne crois pas non plus, ce que M. Lapointe prétend, que M. Legault essaie, sur le dos de l’immigration ou d’une réforme électorale, de faire en sorte de s’assurer d’un capital politique lui ouvrant les portes vers un second mandat.

Nous n’en sommes pas là. Laissons-le gouverner et le peuple sera en mesure de décider lors du prochain scrutin. Chaque chose en son temps.

Quelques chiffres, qu’il est important à considérer.

  • Au Canada, l’immigration coûte 20 milliards $ par année et au Québec, la somme est colossale, 4 milliards $ annuellement.
  • Le nombre de personnes prestataires des programmes d’assistance sociale atteint près de 405 000 individus au Québec.
  • Le taux de chômage au Québec semble se stabiliser autour de 5,4 %

Les métiers traditionnels sont en chute libre ; par contre, nous favorisons l’élite et les programmes universitaires.

Le taux de diplomation et de qualification après cinq ans d’études secondaires est faible.

Donc, l’analyse de notre premier ministre Legault et de son cabinet porte à la réflexion, et sans doute à revoir nos priorités quant au nombre d`immigrants à recevoir au Québec. Sans toutefois rejeter notre rôle social et nos obligations en matière d’immigration.

Une réalité incontestable, mais à considérer dans ce contexte.

Denis Lefebvre

Saguenay