L’exemple de Gatineau

CHRONIQUE / Lorsqu’on a abordé le sujet de la hausse du salaire des élus de Saguenay à l’assemblée des citoyens de Lac-Kénogami, le conseiller Jonathan Tremblay a justifié cette augmentation par la réduction du nombre de conseillers à 15, ce qui lui amenait un surplus de travail, et par le besoin d’arriver à une équité avec les élus des autres grandes villes. Ce n’est pas exact puisqu’à Gatineau, il y a 18 conseillers pour 277 000 habitants, soit un conseiller par 15 325 personnes, alors qu’à Saguenay (145 000 personnes), un conseiller n’a que 9300 citoyens à s’occuper, soit 35 % de moins.

Par ailleurs, le maire de Gatineau, lors de la hausse de salaire des conseillers à 50 000 $, a coupé de façon significative tous les surplus de rémunération des conseillers membres de commissions ou autres mandats afin de garder la même masse salariale des élus, ce que n’a pas fait la mairesse de Saguenay malgré le fait que je lui aie suggéré la même méthode quand vint le temps d’augmenter la rémunération des conseillers.

Eugène Tremblay

Chicoutimi

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POUR UN CENTRE-VILLE QUI NOUS RASSEMBLE

Les derniers événements au conseil de Saguenay m’indiquent une chose : quand vient le temps de dire ce dont il ne veut pas, le citoyen moyen est plus dégourdi que lorsqu’on lui demande ce qu’il veut. Au début de l’ERD, on jubilait quand on parvenait à attirer plus de 50 personnes animées par ce désir profond de changer le régime politique du duo Tremblay-Harvey. À différentes étapes de croissance du parti, nous rêvions notre ville.

Avec l’abandon du projet d’amphithéâtre, Josée Néron rend possible de rêver le centre-ville, mais tout en induisant la question prioritaire du stationnement. Or, avant de se demander où garer nos bagnoles, il faut d’abord nous demander ce que nous voulons de ce secteur que l’on habite, où l’on va pour le boulot, pour une bouffe au resto, une sortie dans un bar, recourir à un service, pour les loisirs ou la culture, se procurer des biens ou simplement pour une marche de santé.

Pour mener une consultation digne de ce nom, on devra collecter les attentes et les aspirations des gens qui fréquentent ce lieu tout comme ceux qui le font vivre par leur entreprise, organisme ou service public. C’est le cumul des opinions récoltées qui permettra de faire des choix éclairés et aussi de soumettre des propositions sensées et susceptibles de rallier un maximum d’intérêts.

Mais le citoyen moyen payeur de taxes viendra-t-il faire part de ses attentes pour le centre-ville ? J’en doute, surtout si ses vidanges sont ramassées, si la chaussée est revêtue de beau bitume tout neuf, qu’elle est déneigée l’hiver et en plus, si ses taxes ne grimpent pas trop. Pour leur part, les réseaux organisés (commerçants, associations, clubs et autres) feront entendre leur voix, invoquant qu’il y a là les attentes des citoyens, une fausseté. Il est possible de prévenir ce déséquilibre. Pour ce faire, il faudra investir temps et argent dans des consultations attrayantes et accessibles, qui se feront en gradation pour finir sur des idées d’actions concrètes. Car la participation citoyenne, c’est comme la bouffe : meilleure elle est, plus on en veut. Et pas besoin de recruter à Montréal, car de telles expertises se trouvent aussi ici.

C’est ainsi que le centre-ville pourra se développer d’une manière intégrant toutes ses fonctions et en réponse aux aspirations d’une majorité. S’il en avait été ainsi par le passé, peut-être aurions-nous une salle de spectacles jumelée à une place du citoyen et à des halles, à des habitations tout comme à des stationnements, tout cela dûment intégré. N’est-ce pas ?

Alors, quand commence-t-on à rêver notre centre-ville ?

Paul Girard

Chicoutimi

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UN VECTEUR FANTASTIQUE

« Le fonds mondial est l’une des plus belles choses que les gens n’aient jamais faites les uns pour les autres. C’est un vecteur fantastique de diffusion des traitements et des outils de prévention dont nous disposons aujourd’hui. Il nous permet de nous assurer que les investissements profitent à ceux qui en ont le plus besoin. » — Bill Gates

Par l’intermédiaire du Fonds mondial, les populations les plus affectées par le sida, la tuberculose et le paludisme ont pu bénéficier des programmes de lutte contre ces maladies. Grâce à un partenariat entre les gouvernements, le secteur privé et les communautés, le Fonds mondial a soutenu les travailleurs de la santé, procuré des médicaments et distribué des moustiquaires pour prévenir le paludisme.

Contrairement à la montée du populisme dans plusieurs pays, le Canada partage les valeurs prônées par le Fonds mondial, soit l’égalité des sexes, le développement durable, la science, les droits de l’Homme et le renforcement des systèmes de santé. Depuis 2002, les décès causés par le paludisme ont diminué de 42 % et les décès liés à la tuberculose ont diminué de 21 % grâce à l’aide du Fonds mondial.

C’est avec fierté que nous reconnaissons le Canada comme un des principaux donateurs et membre fondateur du Fonds mondial. L’année 2019 marque le 6e cycle mondial de reconstitution des ressources. Nous comptons sur le représentant du Canada au Conseil d’administration pour appuyer les investissements, afin de contribuer au mieux-être des plus vulnérables partout dans le monde.

Mariette Bérubé

Denise Doiron

Moustapha Faye

Québec

Laurent Marcoux

Saint-Lambert-de-Lauzon