Lettre à Norah et Romy

OPINION / Quand j’ai appris la terrible nouvelle, celle de votre décès, j’ai pleuré. Et j’ai pleuré aussi en voyant votre mère parler de vous au mémorial qui fut inauguré en votre honneur dans un parc de Lévis. Elle nous a fait partager tout l’amour qu’elle ressentait pour vous et tout ce que vous représentiez pour elle. Et bien sûr, tout ce que vous lui inspirez encore, malgré le fait que vos deux âmes aient quitté la Terre. Elle sanglotait à chaudes larmes tout en vous évoquant. Cela fut déchirant ! Et je crois bien que le Québec tout entier a pleuré aussi avec elle. Le deuil de votre départ est national.

Chère Norah, chère Romy, je ne sais pas la cause de votre mort. Je ne chercherai probablement pas à la savoir, de peur d’en être encore plus chagriné, encore plus déchiré. Mais somme toute, pas autant que le sera votre mère devant le destin qui vous a arrachées de ses bras, qui vous a arrachées à la vie. Quitter le monde si jeunes, à 6 et 

11 ans, cela ne devrait jamais arriver, peu importe les circonstances.

Pourquoi ne pas vous imaginer maintenant, telles deux colombes sillonnant désormais le ciel? Deux petites soeurs soudées pour l’éternité. Norah et Romy, que la paix guide à jamais votre envol.

Yvan Giguère

Saguenay