Lettre à Michel Leroux

OPINION / J’ai lu avec empathie votre opinion dans Le Quotidien du 17 octobre dernier, et je compatis avec vous et avec les membres de votre famille. Inimaginable ce que vous devez souffrir depuis la mort dramatique de votre fils, Thierry.

Les victimes survivantes à une agression par arme à feu, les victimes collatérales comme vous et les vôtres, la très grande majorité des victimes potentielles, comme moi et mes proches, sont toutes derrière vous pour la mise en place d’un registre pour le contrôle des armes à feu. Je pense que même la plupart des chasseurs et des propriétaires d’armes à utilisation restreinte, de bonne volonté, comprennent l’importance d’un contrôle des armes à feu. Un débat serein et rigoureux avec ces gens qui veulent vider la question, une bonne fois pour toutes, est alors possible.

Le type de débat auquel les gens de mauvaise foi n’oseront même pas se joindre tellement ceux-ci ne peuvent résister à l’analyse ; rationnelle bien sûr. Si les tueurs fous, Padoc à Los Angeles, Marc Lépine à Polytechnique, etc., n’avaient possédé que couteau, arc, arbalète, pitbull entraîné à tuer, ils n’auraient même pas songé à passer à l’acte comme ils l’ont fait. Mais les irréductibles adversaires d’un registre des armes à feu ne sont pas en reste d’arguments intenables. J’ai été renversé en lisant, dans Le Quotidien, la semaine dernière, un nouvel argument — pour moi en tout cas — venant de nul autre que l’historienne, Russell-Aurore Bouchard, une des seules femmes ardentes adversaires du registre, voulant qu’on ne puisse expliquer en quoi le propriétaire d’arme à feu se sent brimé dans sa liberté parce qu’il serait soumis à un registre des armes à feu. « Cela ne s’explique pas », a-t-elle déclaré aux journalistes en brandissant son dernier livre, sur la relation historique du Canadien avec l’arme à feu.

À mon sens, il y a là de la ressemblance, c’est le moins que l’on puisse dire, avec la philosophie de la National Riffle American, qui défend bec et ongle l’archaïque deuxième amendement de la Constitution américaine qui date du temps du Far West avec ses Lone Ranger, Kit Carson, etc.

M. Leroux, ne lâchez pas, la majorité est déjà derrière vous.

Marcel Lapointe, Jonquière

Mon vote ira à Arthur Gobeil

OPINION / J‘aimerais vous exprimer mon opinion au sujet des élections municipales qui arrivent à grands pas. Comme moi, la plupart des électeurs sont au courant des magouilles passées par certains édiles municipaux, soit à Laval ou ailleurs.

De ce fait, il est plus que difficile de sortir de chez soi pour aller aux urnes et, encore davantage, pour choisir un candidat. Du côté de Saguenay, plusieurs candidats se sont inscrits afin d’ être élus et accéder ainsi au conseil municipal, soit comme conseiller ou maire.

Nous avons tous été témoin des séances houleuses et leurs répercussions au cours des derniers mandats, lors des assemblées du conseil. Il y avait des partis, donc des camps, qui s’affrontaient entre eux. Je crois que la plupart des gens sont exaspérés de ces chicanes à n’en plus finir. 

Pour ma part, je n’en veux plus de partis qui ne cessent de diviser au lieu de travailler en concertation pour le bien de notre communauté. Travailler en symbiose ne serait-il pas l’apanage d’une ville en santé ?

En ce qui concerne mon choix pour le candidat à la mairie, mon idée est fixée. Je ne veux pas d’un maire relié à un parti et encore moins celui qui dépense des millions en des projets utopiques qui mettent en péril notre santé financière déjà assez hypothéquée, ou d’autres qui s’objectent systématiquement à tous les projets générateurs d’emplois et de retombées économiques.

Le vrai changement, c’est d’élire une personne responsable qui sait travailler avec ses conseillers dont la parole est importante puisque c’est nous qui les avons choisis. Cette personne est M. Arthur Gobeil qui, comme on sait, a fait ses preuves dans le passé lors de sa très grande route professionnelle. En l’ayant côtoyé, j’ai vu en lui un homme de coeur, un homme réfléchi qui a une vision d’une future ville en plein essor où nous serons fiers d’habiter tout en respectant notre capacité de payer pour l’atteinte de cet objectif.

Avez-vous remarqué son affiche le long des routes ? Elle lui ressemble : aucun fla-fla, aucune remontrance superflue. Pour lui, le bien paraître n’a aucune importance, car c’est le travail sur le terrain qui compte, même s’il est capable de s’afficher. C’est un homme qui jouit d’une grande expérience dans les relations gouvernementales en tant que président de la Société de la Vallée de l’aluminium, entre autres. Il sait s’imposer s’il le faut pour faire valoir ses convictions.

Moi, je vote pour cet homme qui va raviver en nous la fibre politique par son intégrité et son dévouement, et ainsi, redonner le blason à notre ville.

Léon-Maurice Dufour, La Baie