Les PME peuvent aussi rêver grand !

OPINION / Prendre la relève d’une entreprise, c’est investir. C’est ce que j’ai fait il y a cinq ans, à l’âge de 24 ans, lorsque j’ai décidé de prendre la relève de mes parents et de porter à un niveau supérieur Lachance & Gravel. J’ai choisi d’investir dans ma région.

L’entretien ménager, c’est un milieu méconnu dont on entend peu parler. Nous sommes pourtant présents dans plusieurs entreprises. Notre présence est un symbole franc de la vitalité économique d’une communauté.

Plus notre région va bien, qu’elle se développe et que les projets se réalisent, plus il y a des opportunités pour des entreprises comme la nôtre et pour les jeunes qui désirent bâtir ou prendre la relève d’une entreprise.

Avec l’arrivée des grands projets, certains craignent une pénurie de main-d’œuvre. Selon moi, c’est le moment pour les employeurs de faire une introspection afin de mieux attirer et garder leur personnel. C’est le pari que j’ai décidé de relever, et aujourd’hui, mon taux de rétention en témoigne.

On entend les entreprises de service-conseil, de construction, de transformation se réjouir de l’arrivée des grands projets. On entend moins les entreprises d’autres domaines qui seront aussi impactées positivement. Nous sommes pourtant nombreux. Plus les gens travaillent, plus les gens habitent la région, plus les gens consomment dans nos commerces.

Les retombées sont énormes. Ça nous donne des ailes pour créer de la richesse à notre tour, car le développement, c’est l’affaire de tous. Il faut prendre parole, car si l’on entend que des voix opposées, quel signal donnons-nous ?

L’environnement est le débat de ma génération. Comme tous les gens de mon âge, j’y suis sensibilisée. Toutefois, je crois qu’il est important de marier l’économie et l’environnement et trouver un bon équilibre. Rappelons-nous que si on veut obtenir quelque chose que l’on n’a jamais eu, il faut tenter quelque chose que l’on n’a jamais fait (Périclès).

Annik Lachance Gravel

Présidente-directrice générale

Lachance & Gravel – Service d’entretien commercial

Ambassadrice du mouvement Je crois en ma région

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GESTION INSTABLE 

Une des pires sources d’instabilité pour un système est le retard entre le signal et l’action. C’est vrai pour n’importe quel système. Un exemple de ça : vous êtes en auto et s’en vient un virage. Bien que vous l’ayez vu suffisamment tôt, si vos bras tournent le volant trop tard, vous irez visiter le décor. C’est inévitable.

À maints égards, la gestion de notre société me semble vraiment instable. À l’heure actuelle, nous sommes concernés par l’environnement, la pollution, la précarité des journaux, le manque de main-d’œuvre et le… Publisac. J’ai lu dans le journal n que d’autres municipalités appuyaient le Publisac parce que ça fait tourner les usines de pâtes et papiers. Décortiquons cela.

Les contribuables paient pour les sites d’enfouissement et la récupération. On sait que la Chine et l’Inde refusent maintenant de plus en plus nos conteneurs de recyclage. On tente donc de limiter nos déchets par tous les moyens. Nos journaux peinent à survivre. Les revenus publicitaires sont à la baisse. Les usines d’impression ferment – celle du Progrès du Saguenay est fermée. On n’a même plus de disponibilité pour avoir des camelots pour les distribuer régulièrement et à temps. Pendant ce temps, on imprime des documents publicitaires qu’on distribue de force à tout le monde et qui vont souvent directement de la boîte aux lettres à la poubelle. Là, je m’avance, mais par extension, j’imagine que les usines de pâtes et papiers ont aussi des difficultés de recrutement. Par-dessus tout ça, il faut conjuguer avec la réalité de l’information électronique à portée de doigts.

Le Publisac est un besoin pour certains et un irritant pour d’autres. Il emplit notre recyclage. Laissons faire les proportions de chacun. Si on est bête et qu’on l’élimine, les marchands se tourneront de bord et ils nous enverront leurs circulaires par la poste. C’est normal, car ils veulent se distinguer, mais ce n’est pas mieux, alors vivons avec. Mais balisons sa distribution.

Bref, si on élève un peu notre réflexion, force est d’admettre que tout ça n’a pas de bon sens et on dirait qu’on manque d’imagination pour retrouver une stabilité garante de satisfaction pour tous, alors je me permets humblement de proposer une solution.

Je veux lire mon journal physique chaque matin en prenant un bon café. Exit les terminaux numériques à cette heure-là… Je suis donc un client identifié qui a un besoin réel alors, il s’agit d’y ajouter le surcroît de publicités et d’annonces produites par Publisac. Ça permettrait peut-être même d’atteindre un marché nouveau puisque ces journaux se retrouvent partout dans les restaurants, là où n’entre pas le Publisac.

Il me semble que cette approche serait plus stable que ce que nous vivons actuellement. D’abord, elle est basée sur le besoin. Qui plus est, s’il y a vraiment des économies à faire avec les coupons du Publisac, il y a fort à parier que l’abonnement aux journaux augmentera. Ceci aidera à leur survie et l’information sera supérieure. La distribution sera de meilleure qualité, car il y aura suffisamment de camelots en unissant les deux. Les usines y trouveront leur compte et l’environnement sera dans l’ensemble beaucoup moins affecté (moins de papier, moins d’énergie, moins de transports, etc.).

L’appui au Publisac pour faire tourner les usines n’a aucun sens.

Robin Boulianne

Jonquière