Les origines du petit lait au scolaire

OPINION / 20 % des nouvelles enseignantes quittent leur profession (quatre ans d’université) au cours des cinq premières années, parce qu’elles ne peuvent tout simplement plus vivre leur situation de statuts précaires et de classes difficiles (un euphémisme). Cela se comprend, le secondaire régulier ressemble de plus en plus à du lait écrémé.

Le système scolaire privé est passé de 5 % en 1970 à 22 % en 2017 en moyenne au québec. Mais en Estrie, à Québec et à Montréal, c’est respectivement 35, 42 et 39 %. Alors, que font beaucoup d’écoles secondaires pour colmater les fuites d’élèves vers les écoles privées financées à hauteur de 70 % par l’État québécois (Ontario, 0 %) ? Elles mettent sur pied une panoplies de programmes particuliers sélectifs (programmes arts-études, sports-études, internationaux). Avec pareille compétition venant du privé, peut-on les en blâmer ? 

Bien sûr, tous les élèves du régulier ne peuvent en profiter. Juste les meilleurs. Ce qui entraîne dans le reste de la population régulière (la majorité d’entre toutes) un écrémage des plus malséants et pervers. Les meilleurs des classes sont devenus les borgnes au pays des aveugles. 

Inutile après de s’interroger davantage sur la situation précaire, voire intenable, que vivent les enseignantes qui y professent. « J’ai pas fait six années d’études post-secondaires (cégep et université) pour me retrouver avec un dossier de la CSST pour coups et blessures reçus d’un élève plus fort et plus costaud que moi », témoignait une enseignante. 42 % au privé + élèves des programmes spéciaux au régulier qui environnent le parlement de Québec ! Cela explique bien des choses.

Marcel Lapointe, Jonquière

Un grand geste pour nos enfants

OPINION / Voir ses enfants réussir dans la vie est sans aucun doute le plus grand espoir de chaque parent du Québec. Ils y investissent leurs efforts, leur talent, leur amour envers les enfants. Des milliers de personnes dans les réseaux de garderies, dans les écoles, dans les municipalités contribuent chacune à leur manière à faire en sorte que les enfants puissent réaliser leur plein potentiel. Il faut les féliciter et les remercier, car la grande majorité des enfants terminent leurs études et sont bien préparés pour construire leur avenir.

Malheureusement, environ le quart des enfants québécois décrochent du réseau scolaire sans avoir obtenu un diplôme. C’est trop, beaucoup trop. Les Journées de la persévérance scolaire qui se déroulent actuellement nous rappellent que ce n’est pas inéluctable, que l’on peut poser des gestes qui feront la différence pour ces enfants en difficulté. 

Pour l’une des premières fois, un sondage réalisé auprès de décrocheurs, de raccrocheurs, mais aussi auprès de jeunes qui y ont songé, mais qui ont persévéré nous démontre l’importance de chaque petit geste pour convaincre nos jeunes de terminer leurs études. Au premier chef de l’encouragement. Ce n’est pas compliqué, tout le monde peut le faire. Que ce soit de la part des parents, de la famille, des amis, des professeurs ou de personnes significatives, un petit geste, un encouragement, une tape dans le dos peut faire la différence. 

Bien sûr, l’engagement de la famille dans le parcours scolaire est déterminant pour la réussite des enfants. La famille est un acteur social de premier plan, que ce soit en matière d’éducation, de santé, d’entraide, de loisirs, de culture, etc., où elle agit comme principal relayeur pour un grand nombre de services publics adressés aux citoyens. Mais, comme le démontrent bien ces Journées de la persévérance scolaire, nous avons tous un rôle à jouer. Chaque petit geste compte pour un jeune qui a doutes sur la poursuite de sa scolarité. L’addition de tous les efforts devient finalement un grand geste pour tous nos enfants.

Raymond Villeneuve, président

Marie Rhéaume, directrice générale

Réseau pour un Québec Famille

Stationnement à l’hôpital de Chicoutimi

OPINION / Il y a quelques jours, j’avais un rendez-vous à l’hôpital de Chicoutimi afin d’y passer deux tests médicaux. 

Sachant la problématique criante et de longue date du stationnement de cette institution médicale, j’ai pensé naïvement m’y rendre vers la fin de l’avant-midi afin d’avoir plus de chance d’y trouver un stationnement. Peine perdue, vous vous en doutez bien, car après avoir parcouru en vain les deux sections disponibles à deux reprises, je n’ai eu d’autre choix que de partir à la recherche d’un autre endroit à l’extérieur, non sans peine d’ailleurs, et même dans un endroit plus ou moins régulier...

Ayant téléphoné à la Société du transport de Saguenay (STS) concernant le projet dont on parle depuis si longtemps d’établir une navette régulière de mini-autobus entre cet hôpital et Place du Royaume, idéalement aux demi-heures, et à coût raisonnable, on m’a répondu que ce sujet sera à l’agenda en avril prochain !

Pourquoi continuons-nous toujours à en discuter depuis des lunes, tout en sachant que ce problème est urgent, irréversible et tellement d’intérêt publique, s’il en est un ?

P. Ghislain Girard, Arvida