Les occasions manquées

OPINION / Quand j'ai appris que la gouverneure générale désignée, Julie Payette, avait présenté le groupe québécois Beau Dommage presque entièrement en anglais au gala du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC) à Toronto, samedi soir dernier, j'ai pensé aux occasions manquées.
Parler dans les deux langues officielles dans les événements publics et lors des célébrations favorise l'épanouissement culturel et la compréhension commune entre Canadiens. Cela nous permet aussi d'apprendre l'un de l'autre et donne à tous le sentiment d'avoir leur place et de se sentir respectés. 
J'espère que les chefs de file canadiens réaliseront l'importance de ces moments pour affirmer que les langues officielles font partie de notre identité nationale. Que ce soit à un gala à Toronto, lors d'une présentation devant des groupes communautaires ou à un important événement national, les chefs de file ont une occasion unique d'aider à bâtir un pays plus fort et plus inclusif, et ce, chaque fois qu'ils prennent la parole en français et en anglais. 
Ghislaine Saikaley
Commissaire aux langues officielles par intérim