Les jeunes ont été oubliés

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
OPINION / Aujourd’hui, j’ai le goût de prendre la parole pour nos jeunes, enfants et adolescents, qui doivent vivre une situation hors du commun. Malheureusement, je crois qu’ils ont été oubliés dans cette crise. Je ne veux pas nécessairement parler du couvre-visage, même si je trouve que la mesure est complètement exagérée pour eux. La COVID-19 peut effectivement toucher tout le monde, mais la proportion est infiniment beaucoup plus petite et beaucoup moins dangereuse pour nos jeunes. Dans la plupart des cas, nos jeunes ont une bonne santé, alors que la COVID-19 est dangereuse pour ceux qui ont une santé plus précaire, ainsi que pour les personnes âgées qui ont bien souvent des maladies.

Pourquoi les différents bureaux de la santé publique des régions n’ont pas leurs propres règles ? Pourquoi, ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean ou dans d’autres régions comme la nôtre, on doit se soumettre aux mêmes règles que la grande région de Montréal où le plus gros de la crise sévit ? Ici au Saguenay, on n’a pas de cas présentement. La presque totalité des cas de la région depuis plusieurs semaines, ce sont des travailleurs étrangers asymptomatiques qui sont arrivés ici avec le virus. Oui, au début de la pandémie, on a eu notre lot de cas, en particulier au CHSLD de la Colline, mais maintenant, c’est calme pour ne pas dire terminé. Les vacances étant terminées, il n’y a plus de risque de contamination par les gens des autres régions, même que selon un article paru la semaine dernière, il n’y en a pas eu plus.

Pourquoi briser une génération complète alors que les mesures sont plus dommageables pour eux que la COVID-19 elle-même ? Au moment d’écrire mon texte, le sport à l’école n’est à peu près pas permis et bien souvent, les jeunes sont accrochés à l’école à cause de leurs sports qu’ils pratiquent. Les jeunes qui ont des problématiques ont moins de services, car beaucoup ne sont pas allés à l’école depuis la mi-mars, donc plus de problématiques lors du retour, alors les services doivent être divisés entre plus de gens. Les jeunes qui sont à l’étape de choisir un métier ou un programme pour les études supérieures seront pénalisés également, car assurément que les visites en entreprises, les portes ouvertes et autres salons ou activités seront annulés. Et ce n’est que quelques exemples…

J’ai bien d’autres questions, mais je vais m’arrêter ici.

Marie-Claude Lavoie

Saguenay