Les femmes et l'Église

Plusieurs ont profité de la journée du 8 mars pour souligner tous les efforts mis de l'avant pour que la femme prenne sa place dans notre société. Prendre sa place ne signifie pas prendre la place de l'homme mais plutôt d'être au même niveau, de partager les mêmes responsabilités et d'être en mesure de relever des défis similaires. En politique, des avancées sont remarquées.
Dans les tâches sociales (santé, éducation, communautaire), il y a longtemps que la femme est en avant. Dans le monde de la finance, plusieurs sont à pied d'oeuvre pour assurer une relève efficace mais il y a un domaine où il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, c'est celui de notre Église, mondiale mais également du Québec.
Mon observation me fait dire que ce n'est pas la volonté qui manque. Nombre de femmes sont impliquées, engagées et au service de l'Église. Elles le font parce qu'elles le veulent bien et en retirent de grands bénéfices. À l'évêché, par exemple, et dans nos paroisses, la présence féminine est plus forte que la masculine. Mais c'est au niveau des postes décisionnels et de responsabilités importantes que le nombre de femmes est plus mince. Tout le monde en conviendra, il est temps que Rome ouvre la voie à une nouvelle étape de sa modernisation.
Il devrait être sur le point de se terminer le moment où l'on maintient la séparation entre les sexes et les rôles joués par les hommes et les femmes d'Église. L'institution catholique romaine a suffisamment entretenu une pensée axée sur la domination et un principe d'exclusion. Tranquillement espérons qu'un changement se fera sentir auprès des autorités de notre Église afin que nous soyons tous et toutes «égaux» peu importe la place que nous occupons où le rôle que nous devons jouer au sein de cette belle et grande organisation, toujours sous le souffle de l'Esprit, évidemment.
Pierre Forest (B.Th)
Étudiant à l'Institut de formation théologique et pastorale
Saguenay