Les enseignants ont le dos large

OPINION / Nous avons pris connaissance avec surprise des propos de Marie-Christine Brault, sociologue à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), au sujet des nombreux diagnostics du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Nous tenons à rectifier certains faits véhiculés qui nous apparaissent exagérés.

D’abord, rappelons que seul le personnel médical est qualifié pour poser un diagnostic de TDAH. Il lui appartient d’évaluer l’enfant et de prescrire la médication appropriée, le cas échéant.

Il est de la responsabilité des parents de donner les doses de médicament nécessaires. En aucun cas, les enseignantes et enseignants ne disposent de médicaments qu’ils pourraient administrer comme bon leur semble.

En fait, ils ne peuvent administrer une dose à un enfant que si, et seulement si, ils sont munis d’une procuration légale pour le faire en lieu des parents, en suivant les recommandations du médecin.

La seule pression exercée régulièrement par les enseignantes et enseignants est celle qui consiste à trouver des solutions pour répondre aux besoins des élèves et à l’ensemble des problématiques vécues dans la classe, et elles sont nombreuses. On parle ici de services professionnels et de soutien ainsi que de composition de la classe. Pas de médicaments.

Mais ça, c’est le combat de tout un réseau.

Aline Beaudoin, présidente

Syndicat de l’enseignement du Saguenay

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DES PROMESSES CREUSES

Monsieur le Premier Ministre,

Je viens juste de recevoir dans ma boîte aux lettres un avis de consultation publique de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada dans le cadre du projet de gazoduc GNL Québec (numéro de référence 80 264). L’Agence spécifie que les commentaires écrits sont acceptés jusqu’au 12 novembre 2019. Il m’apparaît que le lobby derrière ce projet – qui va à l’encontre de toute logique lorsqu’on considère autant les aspects environnementaux qu’économiques – ainsi que les intérêts de l’industrie du pétrole négligent totalement nos attentes réelles et la volonté populaire. Les promoteurs, gavés de dollars américains, semblent oublier que nous sommes en sérieuse pénurie de main-d’oeuvre et que les PME d’ici, les véritables créateurs d’emploi, sont aux abois étant obligées de réduire leurs productions par manque de bras. Et où iront les véritables profits de ce projet ? Comme d’habitude, la région se contentera de miettes et des impacts environnementaux et le plus gros des retombées s’envoleront vers les paradis fiscaux.

Vous vous êtes présentés à l’électorat en 2015 et réélu en 2019 comme champion de la lutte aux changements climatiques et de la réduction des GES. Cessez de nous faire rire ! Comme le dirait Boris Vian, nous irons pisser sur vos tombes lorsque nous constaterons, dans un avenir plus proche que certains laissent croire, que toutes ces promesses n’étaient que du vent, que le climat se sera alors irrémédiablement déréglé et que par tant de lâcheté, vous aurez tué la beauté du monde. Nos enfants seront là pour vous rappeler vos promesses creuses, eux qui ne pourront jouir d’un environnement sain, legs réel de qualité de vie. D’ici là, j’espère que tous saisissent que notre région exige d’autres types de projets pour diversifier l’économie que ceux liés à de l’énergie sale ou d’être pourvoyeur de matières premières. Depuis trop longtemps considérés comme de sages porteurs d’eau, les gens d’ici ont largement fait leur part.

Marc Fortin

Alma