Pascal Cloutier.

Les enjeux de la forêt

Je profite de la campagne électorale pour demander à tous les partis en présence dans notre comté de prendre position officiellement par rapport au dossier de la forêt.
D'abord, la protection du caribou forestier ne devrait avoir aucun impact sur le nombre d'emplois; aucune diminution ne serait acceptable. Les études ne font que se contredire et rien ne prouve qu'il y a une diminution du nombre de caribous et surtout que l'industrie forestière a hors de tout doute un impact négatif sur le caribou. De même, nous estimons que les groupes environnementaux font de la désinformation et se servent de l'ignorance des citoyens, surtout ceux des grandes villes, par rapport aux enjeux de la forêt. Nous devons dénoncer cette désinformation et ne pas accepter qu'elle nuise à notre principal moteur économique en faisant perdre des emplois à des centaines de travailleurs qui dépendent de cette industrie. Ensuite, est-il réellement nécessaire d'imposer 12% d'aires protégées au Québec, considérant qu'aucune coupe forestière ne se fait présentement au-delà de la limite nordique, ce qui n'est pas calculé dans les aires protégées et que présentement déjà 5,9% du territoire est protégé, ce qui représente 13 fois la superficie de l'île de Montréal et six fois la surface du lac Saint-Jean. En 2010, un rapport de l'ONU a affirmé que la forêt canadienne n'est pas du tout une forêt menacée et l'Université Yale a dit que la forêt boréale canadienne est l'une des plus résistante et des plus réglementée au monde. Moins de un quart de 1% de cette même forêt est récoltée chaque année, cinq fois moins que la superficie dévastée chaque année par des incendies de forêt, des insectes ou des maladies; 40% de la forêt boréale est inaccessible à l'industrie forestière. Au Québec 38% des territoires qui peuvent être récoltés ont été mis en réserve à des fins de conservation ou autres (zones protégées, zones riveraines, certains habitats fauniques, terrains marécageux, bandes tampons et activités de loisir).
En tenant compte de tous ces arguments primordiaux pour la région, les candidats des différents partis politiques de notre comté devraient supporter de façon non équivoque les emplois reliés à l'industrie forestière si importante pour notre région et dire haut et fort qu'il n'y aura plus de pertes d'emploi reliés aux éléments mentionnés plus haut. Espérant que mes arguments vous feront réfléchir...
Pascal Cloutier
Président syndicat papetière Dolbeau-Mistassini