Donald Trump

Les défaites de Trump

OPINION / Donald Trump va subir trois défaites consécutives.
Je crois que sa première sera que son approche protectionniste qui affaiblira les É.-U. Un pays ne peut pas avoir des pays limitrophes pauvres (Canada, Mexique) et demeurer riche. Les É.-U. se sont mis riches avec des exportations, des entreprises internationales qui rapatrient les profits, ce qui paie leur dette. Ils se sont fait mettre dehors par Hugo Chavez du Venezuela en se faisant traiter de cupides. Une première défaite nommée économique. 
La deuxième défaite viendra de la Corée du Nord. Il va tomber dans le panneau d'une guerre sournoise de guérilla, elle ne sera pas nucléaire. Kim Jung-Un désire la guerre afin d'envahir la Corée du Sud, pays plus riche et industrialisé. Les États-Unis ont perdu toutes les guerres de guérilla, Vietnam entre autres, ainsi que le Yémen, et ne parlons pas des guerres récentes.
La troisième défaite sera amère et elle proviendra de Trump lui-même ; son ego teinté de fanatisme le mènera à sa perte. Sa volonté de tout gagner ferme la porte aux informations et aux conseils de ses proches ; son fanatisme est une pathologie qui crée une étroitesse d'esprit. Avez-vous quelqu'un dans votre famille qui est têtu ? 
Le nerf de l'économie mondial n'est pas la différence des échanges commerciaux, mais la différence des transferts de profits entre les pays. Ce n'est pas du tout pareil, et les États-Unis ont toujours été gagnants dans ce domaine, notamment avec le Canada. 
Nuage à l'horizon ! Nous sommes en train de construire une cimenterie de 550 millions en Gaspésie et les États-Unis ont bloqué la vente de ce produit provenant du Mexique pendant vingt-cinq ans. J'espère qu'on a un bon plan d'affaires ! Bois, aluminium, blé, lait, « buy american act », mais pas les « snowbirds » ... Bah ! je vais relire mon vieux volume sur Staline...
André Tremblay
Saguenay
Gouverner par la peur
Lundi le 1er mai, le salaire minimum est passé de 10,75 $ à 11,25 $ l'heure. Cette augmentation de 0,50 $, la plus élevée depuis 2010, démontre que la pression populaire peut faire bouger le gouvernement. Pourtant, il refuse toujours d'atteindre prochainement les 15 $ l'heure réclamés par la majorité de la population. Le gouvernement utilise la peur de pertes d'emplois pour justifier son mépris envers un million de personnes à bas salaire.
Nous, membres de la campagne 5-10-15, tenons à rétablir les faits sur les impacts potentiels d'un passage rapide au salaire minimum à 15 $ l'heure.
Plusieurs études récentes sur les conséquences d'une hausse du salaire minimum à 15 $ l'heure rassurent grandement. D'abord, une étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques arrive à des conclusions beaucoup plus modestes que celles du professeur Pierre Fortin, tout en reprenant sa méthodologie. On évalue en effet qu'entre 6000 et 20 000 emplois seraient à risque.
Une deuxième étude, commandée par le Conseil du patronat du Québec, se basant sur un modèle d'équilibre général, prévoit entre 2000 et 13 000 emplois perdus. Il faut aussi prendre en considération que le revenu de près d'un million de travailleuses et travailleurs serait relevé, rehaussant d'autant leur qualité de vie.
Aux études théoriques s'ajoutent les expériences concrètes d'augmentations importantes du salaire minimum ayant déjà eu lieu. Au Québec, le salaire minimum a augmenté de 1,50 $ entre 2007 et 2010. Il s'agit de l'augmentation la plus importante et la plus rapide de l'histoire du Québec. Dans la foulée, l'Institut de la statistique du Québec a observé... une croissance de l'emploi au salaire minimum ou légèrement au-dessus !
L'impact positif du salaire minimum sur l'économie va de soi : l'augmentation salariale des entreprises est compensée par l'augmentation du pouvoir d'achat d'une bonne partie de leur clientèle. Rappelons que 70 % des emplois au salaire minimum se retrouvent dans le secteur des services, principalement dans l'hôtellerie, la restauration et le commerce de détail.
Malgré ces études récentes provenant de divers horizons, les histoires de peur entourant le salaire minimum à 15 $ sont toujours bien présentes. Dans un contexte où le recrutement de la main-d'oeuvre est difficile, où le taux de chômage et le nombre de personnes assistées sociales sont au niveau le plus bas des 40 dernières années, le gouvernement devrait cesser de gouverner par la peur.
Il est temps d'être visionnaire et de valoriser le travail par un salaire décent. L'ensemble de la société en profiterait. C'est pourquoi le 1er mai, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, nous étions dans la rue pour revendiquer un salaire minimum à 15 $ l'heure.
Mélanie Gauvin
Virginie Larivière
Co-porte-parole de la campagne 5-10-15