Les «altercitoyens» du G7

OPINION / Le G7 de La Malbaie est l’occasion de revoir et d’entendre dans la rue ceux qu’on nomme les altermondialistes. Ceux qui s’opposent au mondialisme néo-libéral sous toute ses formes. Ceux qui, de ce fait, rejettent en bloc le capitalisme sauvage. Ceux qui rêvent d’un monde meilleur où le citoyen est un acteur au lieu d’être un spectateur. Un monde où l’homme et la femme sont sur le même pied. Un monde où les richesses de notre monde sont partagées au lieu d’être entre les mains d’une poignée de dirigeants et de décideurs de la planète.

objectif pacifique et humanitaire, se retrouvent donc le citoyen et la citoyenne.

En voyant les images, dimanche dernier, de citoyens et citoyennes de La Malbaie qui ont marché pacifiquement dans les rues afin de manifester leur indignation de voir leur ville être prise d’assaut par les forces policières et les mesures de sécurité, nous avons eu un aperçu de ce que peuvent faire des « altercitoyens ». Des citoyens qui ne reconnaissaient plus leur propre ville, des citoyens et citoyennes dépassés par les événements, qui ont décidé d’user de leur droit de parole devant la démesure du G7.

Des « altercitoyens » qui se regroupent et décident de dénoncer les injustices de notre monde et d’user de leur droit de parole de façon ouverte et pacifique, c’est beau et c’est sain. Rien de violent, rien de trop anarchique. Juste la force des idées, la force du changement, la force de la parole ouverte pour un monde meilleur. Alors bienvenue à vous durant le G7, chers « altercitoyens ».

Yvan Giguère

Saguenay

Respect du passé

OPINION / J’aimerais répondre à la chronique de lundi de Sébastien Lévesque qui, si on résume son texte, mentionnait très affirmativement et sans contestation qu’aujourd’hui, avec l’évolution et les supposées connaissances modernes, la croyance en Dieu était en quelque sorte un mythe inventé par l’homme et qu’on était rendu à autre chose désormais. Dans son texte, d’un ton catégorique, il disait faire appel à la science pour démontrer ses dires. 

Se faisant juge suprême, M.Lévesques rejette du coup les milliards de personnes qui, depuis des siècles et des siècles, d’hier comme aujourd’hui, croient tout le contraire. Des personnes tout aussi intelligentes, de toutes les catégories et classes de la société, de tous les pays, dont plusieurs ont consacré leur vie à Dieu. D’un trait de crayon il a biffé et manqué de respect envers la sagesse et les connaissances des anciens et pères fondateurs de notre société.

Pour ce qui est de la science, j’ignore pourquoi il affirme cela si convaincu, comme étant la vérité absolue alors que plusieurs scientifiques de renom, à travers les âges et encore aujourd’hui, croient en Dieu et ont découvert une vie spirituelle.

Alors M. Lévesque, quand vous écrivez une chronique, essayez d’être équitable pour la vérité en ayant un peu de respect pour le passé et ceux d’aujourd’hui, pour qui croire en Dieu demeure très populaire. Sans tomber dans les excès du passé, la société québécoise d’aujourd’hui, bourrée de problèmes psychologiques, aurait bien besoin d’un retour aux valeurs spirituelles prônées par le christianisme. Sans bien sûr les mythes du catholicisme. 

Jean-Marc Girard

Jonquière