L’empreinte d’une chanson !

OPINION / J’ai mes habitudes dans un restaurant où je vais en solitaire, deux à trois fois semaine, pour déjeuner ou simplement pour y prendre un café, tout en lisant mes journaux. Vous savez le genre de resto plein de clients tout le temps et où les gens vont souper en groupe pour y célébrer un anniversaire de naissance.

Et puis vient le moment où on présente un dessert, avec au-dessus un bâtonnet de feu de Bengale adressé à celui ou celle qui est célébré. Et les serveuses et serveurs du restaurant se regroupent pour entonner, non pas la version traduite de la chanson Happy Birthday To You, mais quelques lignes de la version bien québécoise de Gens du pays de Gilles Vigneault. Par exemple : Ma chère Françoise, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour. Et le tout répété deux fois, suivi d’applaudissements.

Cela me rend heureux chaque fois d’entendre cet air de Vigneault. En sachant aussi que cela se produit également dans des foyers du Québec, dans des écoles, dans plusieurs lieux de travail, etc. Sans oublier lors de notre Fête nationale, bien entendu.

Gilles Vigneault a réussi le tour de force de faire reléguer presque aux oubliettes, du moins au Québec, l’air d’Happy Birthday To You en le remplaçant par celui de Gens du pays.

Quand la chanson d’un auteur-compositeur est entonnée des milliers de fois par année par ses semblables – même si ce n’est que quelques mots –, afin de célébrer un anniversaire, l’empreinte de cette chanson s’inscrit alors dans les us et coutumes de tout un peuple, dans sa continuité et, je dirais même, dans ses moments de bonheur et de grandes joies. De quoi vouloir chanter à l’unisson Monsieur Vigneault, c’est votre tour, de vous laisser parler d’amour.

Yvan Giguère

Saguenay

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LE RÔLE TRANSITOIRE DES GAZ NATURELS

Mme Manon Massé,

Je suis un jeune de 16 ans, j’habite dans la région administrative du Saguenay-Lac-Saint-Jean et je dois avouer que comme plusieurs jeunes et moins jeunes de mon entourage, je suis incapable de m’identifier aux idéaux et à la doctrine de votre parti.

En effet, je ne comprends pas comment un parti qui dit vouloir défendre l’environnement ne peut comprendre le rôle transitoire plus que nécessaire que pourraient avoir les gaz naturels. En effet, le but de l’extraction de ces gaz est l’exportation principalement vers la Chine. Une exportation vers un pays dont le charbon représente 73 % de son mix énergétique (selon Enerdata). Le charbon produisant 3,5 tonnes de CO2 par tonne d’énergie, soit 1,5 fois plus que le gaz et 1,3 fois plus que le pétrole et qui polluent en plus les nappes phréatiques d’un pays où l’approvisionnement en eau devient un problème.

Vous agissez hypocritement en niant la majorité de personnes de ma région qui soutient ce projet.

En terminant, je ne vois pas comment vous pouvez nier le fait que le gaz naturel, malgré ses défauts, est meilleur que le charbon et comment vous et votre parti pouvez passer outre la majorité de personnes qui sont en faveur du projet.

De plus, votre parti soutient également la mise en place d’un nouveau système de scrutin proportionnel pour « un système qui représente mieux les Québécois », bien que je sois d’avis que les seuls qui en tireraient avantage seraient les Montréalais.

Mes respectueuses salutations,

Philippe Gagnon

Saint-Félicien

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DES ÉGLISES EN CONDOS

C’est vrai que l’Église catholique n’a plus la ferveur des pratiquants, d’où leur disparition progressive des églises.

Cependant, plutôt que de démolir ces églises, pourquoi ne pas les recycler en condominiums avec ses murs existants ?

Ça se fait ailleurs et on permet ainsi de garder les magnifiques vitraux qui illuminent des espaces communs.

L’église Saint-Joachin pourrait avoir une « deuxième vie » unique à tous les condominiums existants de la région de par cette exclusivité !

Daniel Dubuc

Lévis, mais natif de Chicoutimi