Légalisation du cannabis: pas évident

OPINION / Prenons juste quelques exemples. Peut-on envisager que lorsque nous arriverons à la porte d’entrée d’un dépanneur ou d’un commerce quelconque, une belle et grosse odeur de cannabis puisse nous attendre parce que, pas trop loin, des citoyens en fument du bon, et ce, de façon tout à fait légale ?

Peut-on envisager et serons-nous prêts à concevoir que lorsque nous arriverons à l’aréna de notre ville pour reconduire nos enfants à leur partie de hockey, une belle et grosse odeur de pot se fasse sentir parce que quelques parents qui en consomment s’en donnent à cœur joie pas trop loin ?

C’est un fait accompli que lors de spectacles de musique en plein air, il nous est déjà arrivé de sentir l’odeur du pot parce que quelques spectateurs en fumaient illégalement pas trop loin. Alors imaginons juste un moment à quel point, dorénavant, lors de spectacles musicaux, pour lesquels nous déboursons parfois un montant faramineux, nous aurons en prime à endurer la belle grosse odeur de pot parce que rendu légale. Maintenant, pensons seulement aux cégeps et aux universités où la marijuana s’invitera dans la vie étudiante. La règlementation entourant sa consommation s’y annonce complexe. Si vous êtes non-fumeur et que déjà l’odeur d’une simple cigarette vous indispose, préparez-vous à devoir vous taper l’odeur du pot, peu importe où vous serez et où vous irez en ville. Je crois sincèrement que nous ne sommes pas prêts encore — ou ne le serons sans doute jamais — à vivre en société avec la présence légalisée de fumeurs de cannabis récréationnel. Enfin, je crois que nous devrons strictement réserver la consommation du cannabis à des fins d’utilisation thérapeutique.

Mais, il semble bien que nous aurons à vivre avec la légalisation du cannabis à grande échelle de toute façon et que nous serons en mesure de constater que l’application d’une telle mesure s’annonce ardue et conflictuelle.

Yvan Giguère

Saguenay

Bien déneigés à La Baie

OPINION / Depuis le début de la saison hivernale, nous subissons tempête par-dessus tempête et je peux vous dire que dans mon secteur et dans l’ensemble de l’environnement où j’habite, c’est-à-dire l’ancienne ville de La Baie, nous sommes à la grandeur de Saguenay les mieux entretenus. Les employés (es) municipaux travaillent d’arrache-pied pour que notre coin et mon quartier soient déblayés le mieux possible et ils et elles y arrivent. Félicitations à tous et toutes ces personnes qui s’occupent de déneiger notre coin de Saguenay. Certes, au début de la fusion, il y a eu des ajustements, mais depuis les dernières années, nous pouvons dire que nous sommes choyés par le déneigement chez nous.

Certains coins de Saguenay auraient exemple à prendre de nos employés (es), car ils font un travail exceptionnel et je les félicite. C’est facile de critiquer lorsque nous sommes déçus d’eux, mais pour une fois qu’on peut dire des choses positives, je le fais. Souvent, ces gens reçoivent de drôles de commentaires et c’est malheureux, mais là, pour ma part, je n’ai rien à redire de la façon dont ils travaillent dans notre milieu. Bref bravo ! Bravo ! D’après moi, il n’y a pas grand monde qui peut se plaindre à côté des autres anciennes villes de Saguenay ! Nous sommes les mieux déneigés.

J’espère que nos dirigeants réfléchiront sur le règlement qu’ils veulent nous imposer au sujet de la neige sur nos terrains, car parfois, nous ne pouvons toujours pas mettre cette neige dans nos poches à moins de la rentrer à l’intérieur pour la faire fondre ! Sur ce, bonne fin d’hiver !

Yves Thibeault

La Baie

2018, un vent d’espoir ?

OPINION / Nous voici à l’aube d’une année nouvelle ! Comme d’habitude, on lui conférera le pouvoir de tout changer, on prendra des résolutions de toutes sortes, mais seront-elles tenues ? Voilà une autre affaire ! 

Les crises et les cataclysmes se multiplient partout dans le monde, les politiciens (et Dieu sait qu’on jasera politique au Québec cette année) peinent à trouver des solutions aux maux qui affligent le commun des mortels ! On se fait « Trumper » de toutes les façons possibles...

Et ce n’est pas, selon moi, la légalisation de la marijuana prévue pour juillet au Canada qui simplifiera la chose !

J’habite un immeuble de vingt-quatre logements où on répugne déjà à observer un règlement maison sur la fumée de cigarette, laquelle est réservée aux domiciles seulement et non aux lieux partagés comme les corridors, ascenseur, etc.

Si des gens ignorent déjà cette simple requête, on peut présumer de l’avenir pour qui est allergique au tabac, quand la marijuana fera son apparition partout... et même dans les parcs, avec la bénédiction de nos gouvernements respectifs. En fumerons-nous malgré nous ?

Et quels dommages subirons-nous en matière de santé, face à cette décision beaucoup trop hâtive, il me semble ? Le temps file ! Année après année, on espère voir la fin d’un tunnel de déceptions qui ruine nos vies et menace cette planète qu’on continue de négliger, voire de détruire !

Il n’est jamais trop tard pour renouer avec la simple gentillesse, la sollicitude et la générosité du cœur ! 

Bonne Année à tous et toutes !

Jeannine Mailloux

Granby