Le trou noir des patients sans médecin

Voilà c’est fait, je l’ai perdu comme les 2999 autres patients qui ont perdu leur médecin de famille après les départs des deux médecins de famille du GMF Montcalm à Chicoutimi.

Soyons clairs, cette opinion ne se veut pas une charge contre cette clinique qui, je crois, ne peut suppléer pour le moment au départ de ses deux médecins. Cependant, j’aurais à tout le moins qu’on nous laisse un peu d’espoir à l’effet de nous prioriser advenant l’arrivée de nouveaux médecins.

Ma question concerne surtout les alternatives qui s’offrent à ces patients orphelins en attendant d’être repêchés sur la liste d’attente régionale qui compte au moins 10 000 personnes. J’ai même entendu 18 000 (à vérifier).

Auparavant, il y a plus ou moins une dizaine d’années, on pouvait si on n’avait pas de médecin de famille obtenir un rendez-vous avec un médecin en se présentant dans un CLSC. De plus, on pouvait se présenter à différentes cliniques médicales sans rendez-vous assez nombreuses sur le territoire. Avec un minimum de patience, on pouvait obtenir un rendez-vous, et ce, même si on avait déjà un médecin et qu’on ne pouvait pas obtenir un rendez-vous avec ce dernier assez rapidement. L’ayant moi-même expérimenté à quelques reprises, cela fonctionnait très bien et permettait d’éviter les urgences.

Que s’est-il passé ? Pourquoi tous ces filets de sécurité ont-ils disparu ? Sont-ce les nombreuses réformes à l’effet d’obtenir des statistiques de prise en charge de patients pour épater la galerie ? Est-ce la pression exercée sur les médecins de famille qui ont dû modifier leurs méthodes ? Bref, il me semble que ce sont les patients orphelins qui en font les frais.

Alors il ne leur reste que de se présenter aux urgences, où le gouvernement Legault a promis une attente de 30 minutes (Bonne chance !)

On oublie l’insécurité qui s’installe sur ces patients, entre autres quel suivi sera accordé suite aux passages aux urgences et comment cela sera-t-il colligé dans les dossiers médicaux, lesquelles sont placés sur une tablette ? Comment avoir accès à un spécialiste sans l’avis d’un médecin ? Comment adresser ou prévenir un problème de santé potentiel ? Je me vois mal me présenter aux urgences si je perçois un changement dans ma condition physique et mental. Les urgences ne sont pas conçues pour cela.

Alors nous allons rejoindre la longue liste des patients qui attendent depuis plusieurs mois et années et souhaiter que les décisions d’un ministère centralisé à Québec assignent plus de médecins de famille sur le territoire, mais on nous dira que nous ne sommes que 10 %.

Se peut-il que nous ayons pris de mauvaises décisions en favorisant l’élimination des alternatives offertes aux patients orphelins ?

Voilà une réflexion qui humblement pourrait être prise en considération par la nouvelle ministre de la Santé.

Ginette Bergeron

Chicoutimi

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LA CRISE MONDIALE DE L'ASSAINISSEMENT

Saviez-vous que 892 millions de personnes dans le monde doivent recouvrir à la défécation en plein air ? Par conséquent, ces mauvaises conditions sanitaires créent de nombreux problèmes de santé. De plus, les filles risquent d’être victimes de viol et d’être attaquées par des serpents. À la puberté, des milliers d’adolescentes qui n’ont pas accès à une toilette doivent s’absenter, voire même quitter l’école. Ceci représente pour elles la fin d’un rêve. En plus de porter atteinte à la dignité humaine, ce manque d’accès à l’assainissement entraîne de lourdes conséquences sur la santé, l’éducation, le revenu et l’autonomie des femmes.

Cependant, par le biais des Objectifs de développement durable (ODD), les dirigeants se sont engagés à assurer une gestion durable des secteurs de l’assainissement et de l’eau pour tous d’ici 2030. Cet engagement mettrait fin à la défécation en plein air en donnant accès à des installations sanitaires adéquates. Comme le rapportent les Nations Unies, les toilettes sauvent des vies et empêchent la propagation des maladies mortelles liées au péril fécale.

Malgré certains progrès réalisés, il demeure que la volonté politique n’est pas toujours au rendez-vous. Selon le Rapport statistique sur l’Aide internationale du Canada, notre pays aurait fourni moins de 1 % du budget de l’Aide internationale, soit la somme de 37 millions de dollars en 2016-2017.

Vu l’ampleur du problème, nous croyons que le Canada devrait faire de l’assainissement une réussite en augmentant sa contribution de façon substantielle au cours des prochaines années. Faisons donc de cet enjeu une priorité pour le mieux-être des plus pauvres de la planète.

Moustapha Faye

Québec

Mariette Bérubé

Québec

Laurent Marcoux

St-Lambert-de-Lauzon

Denise Doiron

Québec