Le temps partiel, une priorité pour la SAQ !

Œuvrer pour une société d’État du Québec et attendre 12 ans en moyenne avant d’avoir une permanence, voilà le lot des employés des magasins et des bureaux de nos succursales de la Société des alcools du Québec.

Travailler à temps plein serait-il devenu un privilège au Québec ? Avec 70 % de ses salarié-es à temps partiel, la SAQ n’a pas de quoi se vanter.

La SAQ préconise un maximum de salariés disponibles en tout temps tout en diminuant le nombre d’heures de travail.

Voilà sans doute le principal point en litige en ce moment dans le conflit qui oppose les employés de la SAQ avec leur employeur.

Alors quitte à me passer occasionnellement d’une bonne bouteille de rouge, j’appuie sans réserve les employés de la SAQ dans leurs grèves rotatives.

Je leur lève mon verre vide en signe de solidarité.

Mais j’espère le remplir bientôt en revoyant leurs sourires accueillants à la suite de conditions de travail améliorées.

Yvan Giguère

Saguenay

+

TRAVAUX NE RIME JAMAIS AVEC TOURISME

La période touristique estivale au Saguenay s’étend principalement de la mi-juin à la mi-août et comme lorsqu’on reçoit de la visite à la maison, il faut montrer son plus beau visage afin de plaire aux invités.

Le visiteur qui arrive de Québec par le boulevard Talbot se heurte à des travaux de réfection d’aqueduc devant toute la Place du Royaume et, rendu à l’intersection de la rue Jacques-Cartier, il voit un carrefour giratoire clôturé et une immense toile bleue couvrant une oeuvre artistique inachevée.

Bien plus, il ne peut profiter du magnifique point de vue qu’offre le promontoire de la Croix de Sainte-Anne puisqu’on y fait des travaux majeurs.

Ces travaux auraient pu facilement être réalisés avant la saison touristique au cours du mois de mai par une meilleure planification de nos élus.

Eugène Tremblay

Chicoutimi

+

Un MANQUE DE CLAIRVOYANCE

Le principe d’alternance. Vous connaissez ?

On est tous conscients de l’importance d’une saine gestion de l’eau potable.

Pour une utilisation équitable, raisonnée, les villes ont mis en place des règlements. Pour l’arrosage des gazons, il est dit que les adresses paires peuvent arroser les dates paires et les adresses impaires, les dates impaires.

Ce règlement semble logique, mais comporte une faille importante.

Par principe d’équité et par nécessité, la logique de l’arrosage des gazons devrait se baser aussi sur le principe de l’alternance. Soit le pouvoir d’arroser un jour sur deux.

Ce qui n’est pas le cas dans le présent règlement. Le législateur voulant bien faire n’a pas réfléchi au fait que certains mois du calendrier ont 31 jours (mai, juillet, août). Ce qui brise l’alternance.

Ainsi, vous pourriez recevoir une contravention pour avoir arrosé le 1er août, parce que vous habitez une adresse paire. Vous pouvez arroser le 30 juillet, mais ne pourrez le faire le 31 juillet. Ni le 1er août, qui est une date impaire. Vous devrez attendre le 2 août en soirée. Calcul fait, c‘est près de 70 heures (presque trois jours) que votre gazon n’a pas vu une goutte d’eau.

Elle est où l’alternance ? En fait, c’est 50 % des propriétaires qui subissent cette iniquité. Tous ceux vivant à une adresse paire.

Une façon de réparer l’injustice serait de laisser le premier jour du mois accessible.

Chacun a le droit d’arroser. Si besoin est. Et ce, sans risque de contravention. Les jours suivants, c’est l’horaire habituel qui s’applique.

Ainsi, tous les citoyens sont traités de façon équitable et non en fonction du côté de la rue qu’ils habitent. Le principe d’alternance est respecté.

Cette situation n’arrive que quelques jours par année, me direz-vous. Oui, mais, tout règlement qui est fait mérite d’être bien fait. Ce qui n’est pas le cas ici. Ce règlement est déficient. Point final. Et cela pénalise 50 % des propriétaires qui normalement et en toute équité devraient pouvoir utiliser cette ressource payée à même leurs taxes.

Là c’est carrément un manque de clairvoyance de nos législateurs. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire… et corriger cet impair.

Jean-François Gaudette

Trois-Rivières