Le télétravail en région

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
OPINION / En réponse à l’éditorial de Marc St-Hilaire, Le télétravail pour les régions, publié le samedi 9 mai. Je vois mal le télétravail amalgamé à la décentralisation des emplois de fonctionnaires pour aider à l’occupation du territoire. Les fonctionnaires du Forestier en chef ont toujours refusé de s’exiler à Roberval.

Si le télétravail, comme il existe présentement, avait existé au moment de l’implantation du Forestier en chef, ça n’aurait pas davantage incité les fonctionnaires à quitter Québec. Au contraire, ils auraient eu un argument: celui de tout faire à distance.

D’autre part, si un télétravailleur est plus productif, il ne faudrait pas que ce le soit au détriment de sa santé, à travailler sans compter. Et si c’est le cas, le surplus d’heures exécuté en supplément devrait lui être payé à temps et demi la semaine, et en double la fin de semaine.

Mais si sa meilleure productivité est une réalité démontrée, sans surplus d’heures, il faudrait qu’il reçoive un pourcentage des profits pour cela.

Votre texte lance bien le débat.

Marcel Lapointe

Saguenay

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LE CONSEIL EN VISIOCONFÉRENCE

La dernière réunion, celle du lundi 4 mai 2020, s’est tenue par Internet avec l’image des conseillers, chacun chez eux, dans leur écran d’ordinateur.

La technologie visuelle est un art, on le sait tellement depuis le confinement.

Et pas seulement visuelle, aussi auditive.

On s’ennuie de la radio à la vue de ces images déprimantes.

Une farce, cette façon de nous présenter une réunion du conseil de ville dans un tel emballage. Tout est pourri là-dedans.

Insultant pour la population qui paye ce conseil pour un minimum de qualité.

La personne qui a pensé à cela n’a pas droit à une médaille.

On ne veut pas savoir son nom.

Vu les circonstances, il aurait mille fois mieux de nous donner la présentation auditive de la rencontre.

Autre possibilité. Le conseil se loue une grande salle, sous-sol d’église ou gymnase d’école, bref, un lieu pour 20 bureaux espacés d’un orignal chacun – l’espace d’un orignal, c’est l’image qu’on a donnée à de jeunes enfants pour l’espace entre eux –, avec chacun un micro, ceux à la salle du conseil de l’hôtel de ville, et tient ses rencontres jusqu’au déconfinement.

Ou, alors, comme dans le bon vieux temps, faire la rencontre à huis clos comme à une autre époque, pas si lointaine.

Pauline Germain

Chicoutimi