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Carrefour des lecteurs
Le Quotidien
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Le système de l’éducation et l’avenir

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Je veux réagir aux propos de l’enseignant de français recueillis par Roger Blackburn et rapportés dans l’article Savoir-être au lieu de savoir-faire le 27 février dernier.

L’année 1996 est la dernière où la société québécoise s’est questionnée sur l’éducation. Au sortir de ce grand brassage d’idées est arrivée la « réforme du curriculum ». Avec des moyens nettement insuffisants, le réseau de l’éducation a tenté d’implanter une forme d’évaluation qui était basée en grande partie, mais non exclusivement, sur le développement de compétences qui intègre l’acquisition de connaissances. Pour rendre compte de ce développement de compétences, nous avions des échelles de niveau de compétences faisant disparaître ainsi les modes d’évaluation chiffrés.

Monsieur Labarre, avec raison, soulève exactement la même problématique qu’à l’époque que bien des spécialistes avaient soulevée.

La crise sanitaire vécue dans nos écoles par la perte de temps d’enseignement révèle aujourd’hui plus que jamais que notre système éducatif doit absolument et résolument se tourner vers l’avenir. M. Labarre a tout à fait raison. Il y a une différence fondamentale entre enseigner, faire apprendre, apprendre à apprendre et évaluer les apprentissages. Les repères du passé (60 % pour passer) ne collent plus à la réalité.

Toutefois, il faut porter attention sur une chose du propos de M. Labarre. Nous devons évaluer ou mesurer les niveaux d’apprentissage des élèves, non les élèves eux-mêmes.

Posez cette question : évalue-t-on ce que l’on enseigne ou enseigne-t-on ce que l’on doit évaluer ?

Sylvain Ouellet

L’Ascension

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Je me souviendrai...

Cette semaine, une influenceuse québécoise a informé ses abonnés qu’elle avait gagné plus de 170 000 $ en un seul mois sur une plateforme en ligne. Par la suite, de nombreuses pages Facebook et sites à potins ont fait circuler cette nouvelle à travers les réseaux sociaux au Québec.

Il s’agit d’une plateforme où les gens créent un compte et partagent du contenu exclusif sur celui-ci, parfois pornographique. Les personnes désirant avoir accès à ce contenu doivent s’abonner en payant un certain montant chaque mois.

Selon le dictionnaire, l’action de vendre son corps à des inconnus contre une somme d’argent est connue comme étant de la prostitution. Voilà la raison pourquoi j’ai un problème avec tout ça et je ne suis pas le seul. J’ai l’impression qu’en 2021, les sociétés occidentales préfèrent encore promouvoir le modèle de la femme au corps parfait plutôt que celui de la femme qui a travaillé toute sa vie pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. Le plus ironique dans tout cela, c’est que cette nouvelle a fait le tour du Web au lendemain de la Journée internationale de la femme… comme quoi en 24 heures, nous avions tous déjà oublié, si loin de notre chère devise québécoise « je me souviens ».

Pour ma part, je me souviendrai du jour où l’on a délaissé les jeunes adolescentes, je me souviendrai qu’on leur a laissé croire qu’il suffisait d’être belle pour réussir dans la vie. Je me souviendrai aussi du moment où nous les avons laissées seules avec leurs angoisses et leurs complexes, en leur faisant croire que la beauté était plus importante dans la vie que leur propre bien-être personnel. Ne devrions-nous pas faire la promotion des nombreuses femmes qui le méritent vraiment ?

Alexandre Jean

Étudiant au Collège d’Alma