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L'annonce du projet du centre multisport a été faite en 2018 en compagnie, entre autres, de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, et de l'ancien député libéral dans Dubuc, Serge Simard.
L'annonce du projet du centre multisport a été faite en 2018 en compagnie, entre autres, de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, et de l'ancien député libéral dans Dubuc, Serge Simard.

Le stade de soccer

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Le Quotidien
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OPINION / Si la tendance à la compression budgétaire se maintient, les usagers du stade de soccer de l’éventuel centre multisport de Jonquière devront se contenter de ballons de soccer de moindre qualité.

Par Laval Gagnon, Chicoutimi

Passer d’un budget de 45 à 26 millions, rendre conditionnel au respect du budget l’aménagement d’une piste de course et de cages de frappeurs de baseball, envisager l’utilisation de matériaux de moindre qualité, ne pas se soumettre à l’obligation légale d’ériger une oeuvre d’art sur le site, voilà autant d’indications des écueils qui fragilisent le projet de centre multisport.

Un projet qui, dès le départ, s’est empêtré dans les jeux de coulisses. D’abord conçu et mené par des intérêts privés proches du milieu, ensuite récupéré par les élus jonquiérois, et finalement pris en charge par la commission des sports et du plein air, le projet s’est emballé comme une participation à la coupe du monde, avant que la réalité budgétaire ne le dégonfle douloureusement. Sans compter la contestation par des entrepreneurs dans le processus d’appels d’offres.

Après coup, on se demande si on n’a pas écarté trop rapidement la main tendue par le Cégep de Jonquière qui proposait un terrain gratuitement, dynamitage inclus. On a préféré le terrain proche du parc industriel au coût de 2 millions. Pourtant, le site dans le centre-ville, l’expertise, les ressources humaines et les équipements du collège méritaient à tout le moins des pourparlers sérieux et soutenus. Des questions se posent : le site retenu à proximité de l’ancien Walmart est-il suffisamment accessible à la clientèle desservie et l’équipement municipal sera-t-il conforme aux attentes?

Évidemment, il faut souhaiter que le projet soit mené à terme dans les meilleures conditions. Sauf erreur, il semblerait que l’entrepreneur retenu sera aussi responsable de la surveillance des travaux. Pourtant, il est largement reconnu que cette surveillance est une des principales conditions pour que ce qui est «livré» corresponde à ce qui est prévu dans les contrats.

Sinon, le client, la Ville en l’occurrence, risque de se retrouver avec des surprises... dans le score final.