Le sport de salon a la cote

La mairesse Josée Néron est en poste depuis moins de cinq mois et elle a déjà la tête dans les nuages d’un projet pharaonique : un amphithéâtre pour le hockey junior majeur au centre-ville de Chicoutimi. Cela survient alors que je n’ai pas observé dans les médias depuis le début de ses interventions dans le dossier du CGV, ces mots venant de sa bouche : « Le contrôle de notre dette doit nous guider dans nos choix budgétaires dans le respect des générations futures. »

Et pourtant... J’ai vérifié le programme de l’ERD et je n’y ai point vu mentionnée, à titre de promesse, la construction d’un amphithéâtre moderne à Chicoutimi pour les Sags. « Faut prendre la balle au bond », me rétorquera-t-on. « Un beau spécial en magasin ! Mais, en ai-je vraiment besoin ? Pas d’importance, j’achète avec ma carte de crédit. »

Les Sags, qui, de toute façon, sont un déshonneur pour notre ville, selon moi, parce qu’ils ne vont nulle part depuis des lustres, malgré les belles promesses des curés du sport. Alors que des équipes nouvellement arrivées dans la LHJMQ, comme Sherbrooke et Blainville-Boisbriand, y brillent de tous leurs feux. 

Au fait, pourrait-on connaître les bilans financiers des cinq dernières années des Sags ? Il y a des retombées économiques ? Alors que l’on nous démontre qu’elles ont été à la hauteur au cours des dernières années. 

Si l’administration Néron veut mettre de l’avant son projet, je sais qu’elle en vérifiera l’acceptabilité sociale par référendum. Elle qui a tellement souffert de l’obscurantisme de l’administration précédente, alors qu’elle était parmi les deux seules conseillères de l’ERD à la table du conseil de ville. Un référendum, comme ce fut le cas pour une nouvelle salle de spectacle moderne au centre-ville de Chicoutimi du temps de l’ex-maire, Jean Tremblay. Ce qui vaut pour minou vaut pour pitou.

Marcel Lapointe

Jonquière

Égalité

Des médecins en ont assez de faire les manchettes avec leur salaire sans qu’on souligne au passage leur professionnalisme et leur dévouement. On peut les comprendre. Ils ont travaillé très fort pour en arriver là où ils sont. Ils n’ont pas volé leur place. Il est bien malvenu de les critiquer personnellement.

Malgré tout, une fois la reconnaissance accordée, le public n’a pas tort d’éprouver l’impression qu’ils ont été choyés par le système actuel pendant que la majorité, elle, a dû faire des sacrifices. Pensons seulement au monde de l’éducation, aux malades et aux autres travailleurs de la santé. Je demeure convaincu que c’est cette inégalité de traitement qui constitue le fond de la hargne, bien plus que les salaires élevés, même si parfois on peut sourciller : « 174 médecins ont facturé plus d’un million de dollars à l’État en 2014 » (L’Actualité, 9 décembre 2015). Il n’y aurait pas grand monde qui s’offusquerait si tout le monde avait obtenu sa juste part. Or, ce n’est pas le cas.

Le malaise est même ressenti par le regroupement des Médecins québécois pour le régime public (MQRP). 

Ce regroupement a lancé une pétition dénonçant les récentes hausses de rémunération négociées par leurs fédérations médicales. Ils sont maintenant 900 à l’avoir signée.

C’est ce qui est choquant : voir le gouvernement actuel contribuer grandement à creuser les inégalités sociales.

René Bolduc

Québec

La Russie affaiblit l’Occident

Les événements en Angleterre sont une suite logique de la campagne de déstabilisation de la Russie. Depuis des années, l’ours russe intervient dans les processus démocratiques pour favoriser la division des masses pour ensuite arriver à ses fins. Aux États-Unis, la protection de Trump, suite à des interventions pour le faire élire, leur permet d’éviter des sanctions plus sévères et prendre du poids au niveau international. 

À Londres, l’assassinat de « traîtres » permet à Moscou de faire payer les taupes, dans un pays maintenant en partie isolé à cause du Brexit. En Catalogne, l’ingérence russe fragilise l’Espagne. En fait, le procédé semble le même et les bénéfices sautent aux yeux. Plus les Occidentaux se divisent sur des questions identitaires et nationales, plus la Russie amplifie ses attaques de manipulation des faits. De plus, Moscou s’est doté d’organes de propagande par le biais d’agences de presse tels RT.

Il n’est pas farfelu de penser que le Canada pourrait faire face à ce genre d’attaques sur sa démocratie. D’ailleurs, la tendance aux fausses nouvelles et aux éclipses médiatiques créent un environnement propice à la propagande. Vivre dans un monde politique polarisé et croire n’importe quoi, malgré les faits, affaiblit l’Occident et laisse la place à de nouveaux leaders mondiaux.

Jean-David Cyr

New Richmond