Le retour du fils prodige

OPINION / La lecture du titre Accueil triomphal pour le fils prodige pour souligner la fête réservée à l’olympien Samuel Girard m’a quelque peu étonné. En effet, dans la bible, on y lit la parabole du retour du « fils prodigue » et non prodige, soit celui qui revient au foyer et est même l’objet d’une fête, même s’il a dilapidé la fortune de son père.

L’olympien Samuel Girard, par ses performances époustouflantes aux Jeux olympiques, est ce qu’on peut appeler un prodige et est la fierté de Ferland-Boilleau, et même de toute de la région. Comme les deux termes, prodigue et prodige, se ressemblent par leur sonorité, l’auteure du texte, ou le titreur, a réussi le tour de force de prendre une expression négative, « retour du fils prodigue », pour la transformer en expression très positive, « fils prodige ». 

À bien y penser, notre langue française se révèle très ouverte à la création de nouvelles expressions… en français.

Pierre Lincourt, l.n.d.

Chicoutimi