Claude Patry

Le respect des adversaires

Je me suis engagé en politique avec la conviction qu'en travaillant ensemble nous pouvons changer les choses. Dès mon arrivée en poste, comme député, j'ai eu la chance de collaborer avec Sylvain Gaudreault. Ensemble, nous avons travaillé sur des dossiers difficiles; la fermeture de la machine numéro 6 de Produits forestiers Résolu à l'usine Kénogami et la perte des emplois chez Novelis.
À travers ces défis, j'ai toujours senti que ce qui motivait notre action, c'est la possibilité de porter la voix des gens que nous représentions. Cet impératif passe avant tout, avant même les intérêts personnels et ceux de nos formations politiques. Dans le monde syndical comme en politique, les relations avec les adversaires sont souvent difficiles, cependant la couleur politique ne doit pas faire oublier que derrière les opposants, il y a des personnes. Il faut garder à l'esprit que nous sommes en place pour répondre aux besoins des gens que nous représentons et cela ne peut pas se faire sans le respect des adversaires.
Dernièrement, un fâcheux accident est arrivé à mon ami Sylvain, une glissade à vélo pour celui qui fait la promotion des saines habitudes de vie en s'impliquant auprès de Pierre Lavoie et en portant le dossier du CAMPS, c'est quand même ironique.
Cela étant dit, j'ai été choqué par les propos douteux qui laissaient entendre que le député de Jonquière est l'artisan de son malheur parce qu'il a été ministre des Transports. Ces propos ne visent rien d'autre que d'augmenter le cynisme de la population face au rôle des élus.
Aussi, j'aimerais dire à ceux qui sont tentés par pareil discours de s'inspirer du style de Sylvain Gaudreault, qui, dans son action politique ne s'est jamais laissé prendre aux pièges des attaques personnelles.
À mon ami Sylvain, prompt rétablissement.
Claude Patry
Député de Jonquière-Alma