Le rapport du MAMOT dérange

OPINION / « Tel est pris qui croyait prendre.» Ce proverbe s’utilise lorsqu’un individu qui tente d’en piéger un autre est lui-même victime de ses manigances. Ce texte de Jean de La Fontaine colle très bien à la mairesse Josée Néron, qui ne cesse de créer un climat de suspicion sur tout ce qui s’est passé dans la précédente équipe municipale et qui fait appel à différents organismes gouvernementaux pour trouver des failles afin de se faire du capital personnel.

Les conclusions de l’UPAC et du MAMOT dans les dossiers où elle a porté plainte n’ont pas été dans le sens qu’elle aurait souhaité, et même qu’on lui dit de retirer de Promotion Saguenay tout le personnel politique, dont elle-même, qu’elle vient tout juste de nommer. La délégation n’est pas son fort et elle compense en se nommant dans presque tous les organismes de Saguenay.

Ayant travaillé près de 35 ans dans le domaine des ressources humaines, je trouve anormal qu’elle demande à un comité de sélection de justifier son choix devant les élus... elle qui reprochait au maire Tremblay de « nommer son monde » fait exactement la même chose.

Enfin, au lieu de vouloir construire un onzième amphithéâtre à Saguenay, qui en a déjà un de plus que Gatineau, qui compte 120 000 citoyens de plus, elle devrait plutôt se concentrer sur la réfection du réseau routier qui fait pitié à plusieurs endroits, dont la partie ouest du chemin Sydenham, le rang Saint-Martin, dont la section face au centre d’épuration des eaux, et la rue des Roitelets, entre des Saguenéens et Émilie-Girardin, pour ne nommer que celles-là.

Mme Néron veut revitaliser le bas de la rue Racine. Au printemps, une firme d’architectes a mis au goût du jour l’édifice Chlorophylle pour s’y établir, et un restaurant bien connu occupe le rez-de-chaussée avec une magnifique terrasse. Comme accueil, la Ville a fait une réparation très médiocre de la chaussée devant ces commerces, que je vous invite à aller voir.

Eugène Tremblay

Saguenay

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TROP VITE

Concernant Promotion Saguenay, la mairesse a été beaucoup trop vite pour faire les modifications. Elle aurait dû attendre le rapport avant et faire les recommandations dudit rapport. Comme vous le dites si bien (éditorial de Denis Bouchard, dans Le Quotidien de mardi), elle a maintenant une patate chaude entre les mains.

Si elle n’applique pas la totalité des recommandations du rapport, quelle légitimité aura-t-elle ?

Bonnet blanc, blanc bonnet, pas mieux que l’ancien conseil municipal. La majorité des élus sont indépendants, pourtant ils suivent la mairesse. Il y en a qui ne sont sûrement pas d’accord avec elle. Qu’ils se prononcent et qu’ils arrêtent de faire l’autruche!

André Beaulieu

Saguenay

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PAS NÉCESSAIRE D'AVOIR L'IDÉE DU SIÈCLE

On parle abondamment, par les temps qui courent, d’innovation comme un must nécessaire à la progression de l’entreprise. La survie de la PME dépendrait de sa capacité à se mettre au goût du jour de la quatrième révolution industrielle, qui sera technologique, elle-même supportée, entre autres, par la robotique et l’intelligence artificielle. Sauf que t’as beau avoir l’outil le plus avancé qui soit, l’intelligence artificielle ne remplacera jamais l’intelligence humaine. Je connais des entrepreneurs qui innovent pour se maintenir au diapason, parce qu’ils prennent le temps de cultiver des idées avant de les proposer aux clients, des touristes dans ce cas-ci.

La famille Belley de Jonquière, qui possède le site touristique Cristal du Lac, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, constitue à mon sens un bel exemple voulant que p’tit train va loin. Le père du projet est Rémi, découvreur d’une mine de quartz non loin du Lac-Saint-Jean, où les 8 à 80 ans peuvent devenir prospecteurs d’un jour. Bien sûr, la mine sera toujours le noyau de l’affaire, sauf que pour séduire de façon continue la clientèle, les propriétaires se sont creusé les méninges pour innover au fil des années, tout en respectant la raison d’être de l’entreprise. Sont donc venues se greffer de belles innovations, comme le lavoir de pierres très prisé par les enfants, dont on peut voir l’imposante structure à partir de la route régionale à l’entrée nord de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Si vous en avez terminé avec le lavoir, on vous proposera l’éclatement de géodes, dont l’intérieur est tapissé de cristaux. Cependant, la dernière innovation apportée à la liste m’a bien impressionné. Cet été, voilà que l’on nous propose d’explorer l’univers des huîtres à perle. Je ne vous en dis pas davantage sur cette idée géniale. Allez vous-même assouvir votre curiosité à Cristal du Lac, un produit régional.

Marcel Lapointe

Jonquière