Le rapport du MAMOT

OPINION / Le rapport du MAMOT sur la gouvernance des organismes municipaux n’a rien d’étonnant pour ceux et celles qui sont le moindrement au fait de la politique municipale à Saguenay. 

Par contre, il est curieux que le conseil municipal n’ait pas attendu la publication du rapport tant attendu avant d’embaucher le nouveau directeur général de Promotion Saguenay et de nommer les nouveaux membres du conseil d’administration. On s’est ainsi privé de l’expertise du ministère et des recommandations du rapport pour s’assurer du meilleur choix des membres du CA et du DG de Promotion Saguenay.

Difficile, d’autre part, d’imaginer des discussions sereines des membres du nouveau conseil d’administration de l’organisme, dont la mairesse et quelques élus, alors que les experts du MAMOT recommandent qu’il n’y ait pas d’élus au CA. Il appartiendra sans doute au conseil municipal de trancher cette importante question.

On peut aussi croire que le rapport du MAMOT aurait contribué à étoffer les critères de sélection du nouveau directeur général, voire même à dresser avec plus d’assurance un profil de gestionnaire qui répondrait explicitement aux défis qui interpellent l’organisation pour les prochaines années.

Qu’ils le veuillent ou non, le rapport du MAMOT sur la gouvernance des organismes municipaux met plus de pression sur le conseil municipal, les conseils d’administration concernés et les directeurs généraux de Promotion Saguenay, de Diffusion Saguenay et de la Zone portuaire.

Laval Gagnon

Chicoutimi

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FOULE EN DÉLIRE...

OPINION / J’ai passé une belle soirée à Jonquière en musique, avec Charlebois en action, qui a offert une belle prestation. Les artistes sont payés cher pour présenter leurs plus belles chansons, et les gens s’en aperçoivent. 

Je souhaite longue vie à Jonquière en musique, et le déplacement dans l’arrondissement voisin en vaut la peine. 

Cependant, pour le comportement de la foule, c’est une autre histoire. Un couple en avant de moi se tapotait allègrement, assez pour faire rougir Neil Diamond avec son Sweet Caroline. Un peu de retenue, SVP ! Un peu plus loin, une femme boucanait comme une cheminée, assez pour inviter Sacha Distel (L‘incendie à Rio). Tout le quartier a brûlé, et toute la foule s’est enfumée. Derrière moi, un mélomane qui connaît toutes les chansons de Charlebois et qui les chante à tue-tête.

Qu’importe, j’ai assisté à deux spectacles gratuits et je ne désire pas me plaindre, ce fut une belle soirée avec une température formidable.

Pour le député Sylvain Gaudreault, qui a affirmé que cela est gratuit, ce n’est pas tout à fait le cas quand on regarde les fonds publics qui y sont injectés. Jonquière en musique, continue tout de même. C’est une activité formidable et un baume sur l’état émotif des gens enrhumés par un hiver trop long. Chapeau aux organisateurs ! J’y retournerai sans faute. Mais pour certaines personnes, un peu de retenue ne ferait pas de mal !

André Tremblay

Chicoutimi

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PANCARTES LÉGALES

OPINION / Contrairement aux prétentions de la Ville de Québec, l’affichage effectué par la coalition syndicale (NDLR : il y en a également au Saguenay-Lac-Saint-Jean) ne contrevient pas aux règlements puisque ceux-ci énoncent spécifiquement, notamment par l’article 761, qu’ils ne s’appliquent pas à une enseigne électorale. De toute évidence, les affiches en cause sont des enseignes électorales, comme l’a d’ailleurs reconnu le Directeur général des élections.

« Par ailleurs, et indépendamment du contenu de votre réglementation, les positions que vous avez prises dans cette affaire constituent une atteinte grave à la liberté d’expression garantie par les chartes. Cette atteinte est d’autant plus grave qu’il s’agit ici de la liberté d’expression politique, une liberté fondamentale jouissant du plus haut degré de protection », peut-on lire dans la mise en demeure déposée aujourd’hui.

La mise en demeure précise que les positions de la Ville sont d’autant plus inacceptables que la question de l’affichage politique dans l’espace public a fait l’objet d’une décision importante de la Cour suprême, dans l’affaire Greater Vancouver Transportation Authority. La Ville de Québec, comme toute autorité publique, se doit non seulement de respecter les droits fondamentaux garantis par nos chartes, mais également d’en assurer la promotion. Or, de toute évidence, vos récentes démarches sont en violation flagrante de ces règles de droit.

« Dans les circonstances, toute tentative de la part de la Ville de Québec de retirer ces enseignes ou de les endommager entraînera immédiatement des poursuites judiciaires contre celle-ci, avec réclamation de dommages punitifs et exemplaires pour abus de droit, mauvaise foi et violation des droits constitutionnels de nos clients », concluent la coalition syndicale.

La coalition inclut le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des métallos, le Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB), l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA), l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et le Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES).

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)