Le pont: la responsabilité de Saguenay

OPINION / Lorsque le ministère des Transports a érigé le pont Dubuc, il avait déjà décidé de procéder à la démolition du pont de Sainte-Anne, car il aurait demandé trop d’investissement pour le remettre en état. Or, le maire de Chicoutimi de l’époque, Henri Girard, voulait absolument que le ministère le conserve pour en faire un pont piétonnier. À la suite du refus opposé à sa demande, il a proposé que le ministère le vende à Saguenay, et c’est ce qui a été fait pour la somme nominale de 1 $. Il était aussi convenu que c’est la Ville qui l’entretiendrait.

Depuis le début des années 1970 et jusqu’à aujourd’hui, soit près de 50 ans plus tard, on ne peut pas dire que la Ville s’est bien occupée de l’entretien préventif du pont, de sorte qu’aujourd’hui, la mise à niveau de cette structure coûtera près de 15 millions $ et qu’elle n’a d’autre choix que de demander une subvention gouvernementale. Contrairement à ce qu’a dit [le conseiller] Simon-Olivier Côté, en entrevue, le ministère n’a pas refilé une patate chaude à la Ville en lui vendant le pont, mais c’est bien la Ville qui la voulait « la patate », pour reprendre ses termes.

L’automne dernier, j’avais mentionné à la mairesse, lors d’une séance du conseil municipal qui se tenait à La Baie, que les garde-fous du pont de Sainte-Anne étaient très dangereux – rouille, barreaux affaiblis, trous dans la chaussée – et que c’était à la Ville de voir aux réparations . Il faut garder ce pont, qui nous a montré son utilité, et il faut bien le réparer – sablage au jet de sable, peinture, réparation des structures affaiblies, etc.

Eugène Tremblay,

retraité du ministère des Transports

Chicoutimi

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L'HOMME-QUI-PELLETAIT

OPINION / « Les vieillards et les oiseaux affrontent chaque année le même problème : passer l’hiver. »

– Sacha Guitry

Comme partout ailleurs, la Villa Chicoutimi ne fait pas exception : l’hiver s’impose. Et l’Homme-qui-pelletait l’affronte en chantant avec Gilles Vigneault : « Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver. »

Chaque fois qu’ils passent au-dessus de nous, les nimbus sont incapables de se retenir. Ils ouvrent bien grandes leur trappe pour libérer leur précieux chargement : de la neige, de la neige... et encore de la neige !

C’est à ce moment-là que l’Homme-qui-pelletait s’active. Il n’a qu’une seule idée : éloigner l’hiver de la terrasse. Pour éviter de prendre froid, il s’habille en conséquence. Avec un couvre-chef en laine et des mitaines de cuir doublées, il commence son œuvre d’art.

Je dis bien « son œuvre d’art », car, pour l’avoir observé à maintes reprises, l’Homme-qui-pelletait ne laisse rien au hasard. Suivant son rythme cardiaque, il lance les pelletées de neige et érige un monticule avec cette matière blanche.

Bientôt, un sentier prend forme et serpente le long de la clôture jusqu’à la limite du terrain.

Chaque fois que les nimbus survolent la région, l’infatigable Homme-qui-pelletait s’empresse d’élargir le sentier en repoussant l’hiver avec son instrument.

Mais voilà ! Monsieur Printemps est à nos portes et revendique sa place, en invitant fermement et poliment monsieur Hiver à quitter les lieux. Malgré sa grande faiblesse, ce dernier sollicite un temps de prolongation pour honorer son contrat.

« Donne-moi une chance pour livrer la neige qui sommeille là-haut.

– N’as-tu pas manqué de prévoyance ?, lui reproche aussitôt monsieur Printemps. Cependant, je t’accorde trois jours, pas davantage... »

Content du délai accordé, monsieur Hiver s’empresse de convoquer tous les nimbus disponibles aux alentours. Alors, des vents violents s’élèvent, et les nimbus déversent aussitôt une neige abondante qui recouvre toute la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Une dernière fois, l’Homme-qui-pelletait s’active avant de donner congé à son outil préféré.

Telle est la merveilleuse histoire de l’Homme-qui-pelletait.

Carmen Dallaire

Chicoutimi

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BRAVO M. CHARBONNEAU!

OPINION / Je tiens à féliciter Pierre Charbonneau pour son initiative de lancer une pétition destinée à appuyer les grands projets en développement dans la région. C’est chaque fois la même chose : on entend toujours des opposants et des critiqueux – souvent les mêmes chaque fois et dans tous les dossiers –, chaque fois qu’un projet apparaît.

Mais la majorité silencieuse, celle qui travaille, qui se lève tous les matins pour concilier le travail-famille avec des horaires de fou, qui prend les choses en main, qui fait avancer la région, qui paie des impôts et qui essaie de construire quelque chose, cette majorité-là, elle n’a pas le temps et les moyens de faire savoir son appui. M. Charbonneau l’a compris avec sa pétition. Il donne une voix à ceux qui construisent l’avenir.

Bravo M. Charbonneau ! Gens de la région, montrons que nous sommes ouverts à développer notre région avec des projets intelligents. Signons la pétition !

Gilles Gauthier

Saguenay