Le PM debout ?

OPINIONS / À la télévision, à plusieurs reprises, M. Justin Trudeau, premier ministre, a fait l’affirmation suivante : « On s’est tenu debout » en parlant de « mon » gouvernement. Premier constat : M. Trudeau se présente seul à l’écran. Pourquoi les membres de l’équipe ministérielle sont-ils absents dans la séquence télévisée ? Il en était de même lors de son élection. Le Parti libéral du Canada avait misé sur l’unique image de M. Trudeau et cela a fonctionné. Veut-on répéter la même approche en octobre 2019 ? C’est un gros risque.

Pour soutenir son affirmation, M. Trudeau évoque trois dossiers importants. Mais dans plusieurs dossiers importants, M. Trudeau s’est-il tenu debout ? Dans le dossier de l’immigration, le premier ministre a ignoré son ministre et tous les fonctionnaires en ouvrant toute grande la porte à tous les immigrants du monde. On connaît la suite.

Dans le dossier du cannabis, c’était bien de le légaliser et que l’État en conserve les droits exclusifs de vente. Mais de là à faire une trentaine de produits incluant le cannabis, ce n’était pas prévu. C’est ça ! Endormez le plus de Canadiens possible, et vous pourrez gouverner sans gloire.

Dans le dossier Netflix, qui ne fait pas payer la TPS à ses clients, le ministère du Revenu se voit privé de 350 millions de dollars. Un beau cadeau ! Dans le dossier SNC-Lavalin, qui a été dans l’actualité pendant six mois, c’est tout un échec. Une perte de temps, d’argent, la démission de deux femmes ministres, ainsi que le principal conseiller du PM, Gerald Butts.

Dans le dossier du pipeline, celui-ci a été acheté au prix fort de 4,5 milliards de dollars alors qu’il en faudra plus du double pour le rendre fonctionnel. Est-ce se tenir debout de rendre les Canadiens propriétaires d’un tel équipement, alors que l’entreprise privée est bien plus compétente en la matière ? En Inde, revêtu avec les habits du pays, M. Trudeau a fait la risée. Voyez-vous ça, le premier ministre de l’Inde en visite au Canada habillé d’une chemise à carreaux, un ceinturon fléché et un chapeau de castor ?

D’autre part, les leçons de droit faites aux dirigeants chinois vont coûter combien ? Des milliards de dollars avec les portes fermées pour la vente de céréales, de la viande de porc et de bœuf. En plus, deux Canadiens emprisonnés ont vu leur peine réévaluée à la hausse. Tout ça pour ne pas déplaire au président des États-Unis qui raconte des mensonges comme il respire. En trois ans et demi de mandat, les journalistes ont dénombré 10 800 mensonges. Quelle farce ? Le comble, M. Trudeau demande à ce président inqualifiable de le représenter auprès du premier leader chinois, ce président américain qui l’avait traité de faible et de malhonnête au sommet du G-7. Quelle misère !

Pendant ce temps, la dette du Canada grossit à vue d’œil avec les intérêts à payer. Les banquiers sont morts de rire. Tout cela aux dépens des payeurs d’impôts et de taxes ; des citoyens canadiens. Vous avez dit debout ?

Martin Belley

Saint-Nazaire

+ FÉLIX, CE GRAND ÉCRIVAIN

Félix Leclerc est né le 2 août 1914 à La Tuque en Haute-Mauricie. À l’occasion de ce 105e anniversaire de naissance, je me permets ici une humble réflexion au sujet de son oeuvre chansonnière.

Félix était un auteur-compositeur-interprète dans le sens le plus noble du terme. Un grand écrivain de la chanson doublé d’un grand mélodiste, tout en étant affublé d’une voix singulière et marquante. Un artiste entier qui, accompagné de sa guitare et de ses mots, faisait acte de présence dans notre monde en composant des chansons, avec l’élan naturel de son génie créateur. Lui et sa guitare ne faisaient qu’un pour notre plus grand bonheur.

Voilà un homme qui a fait évoluer son art tout en y apportant une touche de modernité. Félix Leclerc fut le père du renouveau de la chanson d’expression française au tournant des années 1950, rien de moins. Un pionnier qui a pavé la voie. Je dirai donc qu’il fut une voix pionnière. Puis, sur un mode un peu plus poétique, j’ajoute ici qu’il fut le premier printemps d’une portée musicale.

Et la meilleure façon de garder bien vivante sa mémoire n’est-elle pas de continuer à faire rayonner son oeuvre ? De faire jouer ses chansons dans nos radios ? De les faire connaître à nos enfants ? De les étudier dans nos écoles comme on étudie nos grands classiques de la littérature ?

Yvan Giguère

Saguenay