Le partage des richesses, une utopie

OPINION / Bravo à monsieur Bruno Marquis de Gatineau pour sa prise de conscience intitulée Au-delà du hockey. Bravo à vous d'avoir cerné tous les malaises d'une société qui a choisi d'investir dans les sports plutôt que dans l'éducation des jeunes, notre relève de demain. Vous avez cerné les problèmes qui freinent l'évolution normale d'une société, qui touchent les plus démunis de cette même société.
Je n'ai jamais vu de compétition entre les pays pour l'aide internationale, jamais de compétition pour donner la chance aux enfants de se nourrir sainement chaque jour. Tous les actes généreux posés généralement par la classe moyenne se font dans le silence le plus total.
Le partage des richesses reste une utopie. Ce ne sont pas toujours les mieux nantis qui sortent l'argent de leurs poches pour diverses causes. Les millionnaires investissent quand ils sont certains de toucher des intérêts élevés ou des redevances pour augmenter leurs revenus. C'est ça notre justice sociale.
Investir pour des logements sociaux, ou pour laisser des handicapés physiques lourds dans leur maison, ce n'est pas rentable pour mesdames et messieurs les gestionnaires. Mais on ne se gêne pas pour investir des millions, pour ne pas dire des milliards, dans des causes comme Bombardier, comme la Commission Charbonneau qui a donné quoi ? Combien d'argent a-t-on récupéré des fraudeurs de l'État et autres pour les 30 millions dépensés ?
Il n'en faut pas autant pour ceux qui ont besoin de manger trois fois par jour ou pour ceux qui ont le droit de se loger dignement. Et pourtant on met constamment des bâtons dans les roues des défenseurs de ces causes justes. Quand un élu n'y trouve pas son compte, il ne s'investit pas pour la cause et investit encore moins de dollars, surtout pas les siens.
Bravo à Sonia Côté et à Alexandre Cloutier pour votre implication dans des débats qui sont loin d'être terminés. Courage surtout.
Céline Larouche, Alma
Chute du ruisseau Fortin : l'économie d'abord
OPINION / Le but de ce détournement est de sécuriser la route et non les maisons et les propriétés. Regardez en passant, ou plutôt stationnez-vous et observez : la chute, quand elle sera déménagée de l'autre côté, menacera trois maisons lors des sautes d'humeur du terrible ruisseau Patrice-Fortin. J'ai présenté une autre solution qui serait vraiment sécuritaire, à la fois pour la rue des Coteaux et pour les citoyens : déplacer la rue des Coteaux. Ils ont regardé aussi cette solution, mais elle coûterait le double parce que faire du nouvel asphalte coûte plus cher que de déménager une chute. 
Alors le ministère des Transports a reçu l'ordre d'économiser et non de sécuriser, et ce, au détriment des citoyens, au détriment de la beauté actuelle du paysage. Il n'y a aucune volonté politique de choisir la solution la plus sécuritaire.
Marie Francine Bienvenue, L'Anse-Saint-Jean
Mon histoire d'Alma
OPINION / Pendant qu'on souligne le 375e de Montréal, j'aimerais ici ne pas laisser en reste une autre ville du Québec qui, elle, célèbre son 150e. Petite ville comparée à la métropole en nombre d'habitants, certes, mais Alma est une ville où l'on fait les choses en grand. On l'a constaté d'ailleurs avec la 52e édition des Jeux du Québec qui a connu un franc succès l'hiver dernier. Alma est bien sûr la porte d'entrée du pays des bleuets. L'été, Alma se fait belle avec sa rivière Petite-Décharge qui la traverse et le vent du lac Saint-Jean qui se fait sentir en douce.
L'hiver, le froid est parfois très intense à Alma. C'est que le vent du lac fait encore des siennes avec son facteur éolien. Mais heureusement, les Almatois sont chaleureux quatre saisons durant.
Je me souviens que lorsque j'étais étudiant à l'UQAC, des amis et moi montions à Alma les vendredis soir, souvent passé minuit, car on savait que les nuits y étaient longues et que la fête perdurerait à qui mieux mieux. C'était différent de Chicoutimi. On était au Lac et il nous semblait que c'était plus facile et plus simple d'entrer en contact avec des gens de notre génération. Mais il y avait tout de même La Tour à Chicoutimi où nous aimions sortir. Mais à Alma, le bar Le Porto était dur à battre, puisqu'il était un haut lieu de la bonne musique et des événements culturels branchés.
Chaque fois que je retourne à Alma, ce ne sont que de beaux souvenirs qui me reviennent et je sais qu'en commandant un café dans un resto de la place, une serveuse va me l'apporter en disant « tiens cher ». Que voulez-vous, les gens d'Alma sont chaleureux et pas compliqués. Ça fait partie de leurs gênes, voire de leur histoire.
Yvan Giguère, Saguenay