Le Nord

OPINION / Excellent et pertinent article de Roger Blackburn, paru dans notre Quotidien, le mercredi 11 décembre 2019. Il y était question des sorties des jeunes du secondaire, de les amener vers nos territoires boréaux, nos barrages, la Baie-James, entre autres. Leur faire connaître 80 % de nos territoires. Qui pense descendre vers le Nord ? On dit « descendre » à cause du fleuve, de son eau qui descend vers le Nord, si je ne me trompe pas.

Le Nord. Cette attirance que j’ai et ai toujours eue pour le Nord. Je me l’expliquais par mon admiration inconditionnelle pour Gilles Vigneault, notre chantre national. Je voulais voir quels paysages avaient inspiré un si grand artiste et qui nous racontaient tant.

En 1995, la route 138 arrêtait à Havre-Saint-Pierre. En 1997, on pouvait se rendre jusqu’à Natashquan.

Natashquan, une musique à l’oreille, les galets, les bouleaux de la rivière Mingan – même si Serge Bouchard écrit qu’il n’y a pas de bouleaux sur la rivière Mingan –, voir le pays du fringant et « sauvage » Jack Monoloy, que disait le vent, que la Mariouche est pour un blanc.

L’espace, la ligne d’horizon à perte de vue, du ciel, encore du ciel, des arbres aussi.

Les décors des profondes respirations.

Le nombre de fois qu’on nous a dit, à mon conjoint et moi : « Pas encore par là ! Pour y faire quoi ! »

On ne va pas au Nord pour faire ; on va pour « être ».

On s’est promenés sur la 5e à Val-d’Or, à cause de Richard Desjardins, on a vu Malartic et son trou immense d’un minerai précieux. Rouyn-Noranda aussi et son usine en plein centre de la ville, revenus par le Témiscamingue.

On s’est rendus à Fermont, à la limite du Labrador par une route, la 389, une route « casse-gueule » que l’on prend à Baie-Comeau. On y a rencontré à l’aller et au retour une demi-douzaine de camions – on ne rencontre que ça, de toute façon –

qui ont dévié dans le fossé plutôt que de causer un grave accident à des voyageurs ignorants et inconscients comme nous. La route à bien des endroits courbe à 90 degrés, parfois à moins que cela.

Fermont, où une grande partie de la population vient de notre région. La preuve, on peut y voir Roger Lemay et Sonia Lavoie aux nouvelles à la télé, le midi, aussi le soir, à 18 h.

Fermont, ouvert à la fermeture de Gagnon-Ville à moins d’une heure de là. La route passe encore là, mais faut le savoir, rien ne l’indique. Suis allée fêter Noël à Gagnon en 1967. Quel beau souvenir !

Fermont, la ville du mur, inspiration scandinave. Fermont, nous a-t-on dit, serait plus proche de la Scandinavie que de nos régions, encore plus de Québec et de Montréal. À vérifier. J’affirme cela avec des réserves.

La Gaspésie, les Maritimes, les Îles-de-la-Madeleine, à voir, à revoir.

Amener nos « secondaires » là-bas. Whoah !

Quel beau cadeau à leur faire

Il nous reste Anticosti, Terre-Neuve. Faut s’en garder pour les prochaines sorties.

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’immensité.

Chanceux que nous sommes.

Pauline Germain

Chicoutimi

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RENDS-NOUS HOFFMAN!

« Venez le rencontrer en février dans ma salle », répondit en écho le Théâtre Banque Nationale du Cégep de Chicoutimi.

Sans avoir été pénible à décourager, l’ascension vers le sommet de notre fabuleuse aventure ne fut pas de tout repos. L’automne à apprendre et répéter jusqu’à plus soif nos partitions et la gestuelle appropriée destinées à accompagner les protagonistes de la scène. Bien que notre rôle de faire-valoir soit modeste, nous allons le jouer avec classe et sérieux. Comment pourra-t-il en être autrement ?

Notre groupe amalgame l’expérience et la jeunesse ; l’opiniâtreté et la détermination. Et surtout, l’enthousiasme, pour montrer, encore cette fois, que la région peut être fière de ses ambassadrices et ambassadeurs culturels. 

Cependant, comment aurions-nous pu atteindre ce que je qualifierais de camp de base en vue de la prochaine étape très exigeante pour atteindre le sommet, n’eût été l’accompagnement indéfectible des professionnels qui nous entourent ? 

Annie, notre directrice musicale ; Jean Michel, notre pianiste-accompagnateur ; Lyne, notre régisseuse ; le dernier et non le moindre : Étienne, créateur et metteur en scène aux multiples talents de comédien, de danseur et de chanteur « contre ténor ». Oui, monsieur Spalanzani, rien de moins ! Sans passer sous silence qu’il vient de mettre en scène une version concert en français du Fantôme de l’opéra. Sans oublier toutes celles et tous ceux qui travaillent dans l’ombre ; je pense, entre autres, à la direction et aux costumières, sans lesquels pareille production ne pourrait se tenir en nos murs. Entourés de la sorte, seul le mauvais sort, comme la tempête du siècle ou une catastrophe naturelle serait en mesure de faire dérailler la production. 

Le trek du camp de base derrière lui, le chœur de la Société d’art lyrique régionale attend maintenant avec impatience et fébrilité l’impressionnante brochette de solistes régionaux et d’ailleurs en province. Dans quelques jours, ils viendront nous rejoindre pour accomplir ensemble l’étape préparatoire à la première de cette singulière opérette de Jacques Offenbach : Les Contes d’Hoffmann.

Vivat à toutes celles et tous qui nous appuient en venant nous voir ! Vivat aux produits culturels du Saguenay–Lac-Saint-Jean !

Marcel Lapointe

Choriste à la SALR

Jonquière

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VISION COMMUNE

Merci et bravo pour Florent Villeneuve dans le carrefour du lecteur du vendredi 17 janvier. Il livre mot pour mot le message et la suggestion que je voulais transmettre afin de rassembler le conseil autour d’une vision commune et l’opportunité de faire place nette aux différends et ressentiments via un lac-à-l’épaule !

Diane Bolduc

Jonquière