Le nom de l'autoroute régionale

OPINION / L'autoroute de l'Aluminium ! Je m'élève encore une fois contre cette décision unilatérale et opportuniste. Après les porteurs d'eau, les coupeurs de poteaux, les rouleurs de rouleaux de papier, voilà qu'on nous coule dans le moule des lingots. Pas étonnant qu'on se soit spécialisé dans l'exode des cerveaux.
Comme je l'ai souligné récemment, les lingots énergivores d'aluminium ont sans doute généré de la richesse de diverses façons, mais ils ont en même temps coulé notre culture entrepreneuriale dans un moule de développement qui désormais la dessert.
De 10 000 emplois à 3000, d'Alcan à Rio Tinto, il y a le bris d'un pacte social et le délestage des atouts qui assuraient le rapport de force de la région dans le marché international. 
Oui au développement de l'industrie, mais... Ce mythe de Vallée de l'aluminium s'est transformé en recherche du paradis perdu. Alors qu'en réalité cette autoroute du développement a pris l'aspect d'un chemin de croix, fut-elle en aluminium.
Ce qui caractérise la région et ses particularités sociales, économiques et culturelles relève depuis toujours de sa géographie (dans son sens premier). 
De sa situation excentrique et nordique entourée d'une immense forêt, de sa mentalité d'insulaire, de son climat, sa faune et sa flore exceptionnelles, de sa topographie variée, de son fjord, son lac et son impressionnant bassin hydrographique, de son esprit rural et agraire, de son confort villageois, de son franc-parler et son accent, de ses moeurs, son esprit aventurier et de sa débrouillardise. Et quoi encore... ?
La région est en fait au coeur de la Boréalie, cette zone typique du Moyen Nord. La route principale qui relie ses composantes saguenéenne et jeannoise ne devrait-elle pas être nommée Autoroute boréale ? 
Cela, me semble-t-il, insufflerait un peu de poésie et d'élan à l'âme régionale qui en a tant besoin. Pour projeter nos idéaux et stimuler le renouveau, la renaissance régionale.
Laval Gagnon
Chicoutimi
Les régions ont elles aussi leur mot à dire
OPINION / Sachant que nos règles d'élections municipales ne prévoient pas ma suggestion, j'ose demander au législateur une dérogation. Je voudrais et je crois ne pas être le seul que dans un avenir rapproché, tous les Québécois et Québécoises aient leurs mots à dire sur l'élection des maires de Montréal et Québec, un genre de veto et je m'explique.À voir agir les deux maires actuels de ces villes, ceux-ci dépensent sans compter pour ensuite demander l'aide gouvernementale afin d'atteindre leurs objectifs. Ces deux mégalomans se comportent comme des dictateurs, sans grandes consultations, étant pressés de réaliser tous leurs grands projets. Ils voudraient bien, entre autres, nous faire partager leurs vieux rêves de jeunesse de retrouver les Expos et les Nordiques. Toronto n'est pas si loin.
M. Coderre qui actuellement se compare à Jean Drapeau aurait dû rester à Ottawa avec ses petits amis libéraux et par surcroît il aurait comme chef cet adolescent qui sait accumuler les déficits aux dépens des générations futures. Doit-on rappeler à M. Coderre combien nous ont coûté toutes les folies de M. Drapeau que nous avons dû rembourser pendant des décennies ?
N'oubliez jamais MM Labeaume et Coderre que vous ne représentez pas le Québec, mais uniquement des villes, aussi importantes soient-elles.
Yvon Lavoie
Granby
Déçu du Fonds de solidarité de la FTQ
OPINION / Je suis un modeste contributeur au Fonds de solidarité FTQ à même mon salaire et je voudrais vous faire part de ma déception de vous voir impliqué dans la société d'investissements agricoles Pangea. Nous avons été informés des conséquences négatives des actions de ce groupe sur la relève agricole. Je suis aussi en colère de voir que vous refusez de remettre en question votre implication. Si au moins vous vous serviez de votre influence pour obtenir de ce groupe des mesures sérieuses pour favoriser la relève agricole, cela serait un moindre mal. J'attends des gestes concrets de votre part.
Claude Forgues
Sherbrooke