Le happening GDPL

J’ai participé, jeudi dernier, à titre de personne bénévole, au rassemblement des participants au Grand défi Pierre Lavoie. Beaucoup de mes proches y participent depuis les débuts et ma belle-fille tenait à ce que je découvre l’ambiance qui s’y dégage.

C’est en réalité un grand happening, tel qu’on peut en vivre à l’occasion des tournées des vedettes mondiales, les odeurs enivrantes et les débordements excessifs en moins. Une douce euphorie, tout le monde respire la bonne humeur ; les centaines de participants à qui je sers le café sont souriants, polis et d’un enthousiasme débordant et communicatif.

Il est vrai qu’on a la chance de côtoyer une classe de gens privilégiés, à l’aise et en santé, mais leur attitude positive correspond exactement à celle que projette Pierre Lavoie depuis les débuts de l’événement en 1999. Et le succès de cet événement a permis à Lavoie et à son équipe d’accroître l’engouement pour les saines habitudes de vie, notamment à travers la participation des écoles avec les cubes d’énergie.

L’effet d’entraînement à travers la province et le pays est gigantesque. Il n’y a pas de ministre de la Santé au Québec qui en a fait autant pour la santé des Québécois.

Un tel succès, qui trouve désormais écho hors de nos frontières, lorsqu’il prend une telle ampleur, suscite la curiosité et des questionnements. Comme tous les Québécois qui osent sortir la tête de l’eau, Pierre Lavoie subit parfois la critique. Tantôt pour son attitude, tantôt pour son rythme de vie, tantôt parce qu’il centralise les aides gouvernementales.

Son statut d’athlète hors norme, mondialement connu pour ses titres d’Ironman, conférencier recherché et leader incontesté dans l’organisation de manifestations sportives de masse, a permis à Pierre Lavoie de s’affranchir de son passé.

De travailleur journalier, il s’est hissé, par son courage et sa détermination, à la hauteur des grands.

Dans son sillage, il a entraîné avec lui une sensibilisation inédite aux bienfaits des bonnes habitudes de vie. Il a ramené au Québec l’exaltation pour le bénévolat en même temps qu’une fierté partagée. Même si lui-même semble parfois un peu dépassé par tout ce succès, on doit lui en reconnaître tout le mérite et l’en féliciter de nous en faire tous profiter.

Richard Banford

Bénévole au GDPL

Saguenay

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POURQUOI CE SONDAGE, M. MARTEL ?

En réaction au contenu de l’article intitulé Richard Martel interroge ses concitoyens, publié dans l’édition du 13 juin 2019.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que le député fédéral, Richard Martel, fait une consultation dans laquelle il nous demande notre avis sur un projet d’amphithéâtre à Chicoutimi, alors que la démarche « Ensemble Bâtissons Saguenay » n’est pas terminée...

Comment M. Martel peut-il demander, dans le dépliant envoyé à tous les citoyens, si le gouvernement doit financer un nouvel amphithéâtre en répondant par oui, non, indécis ? Est-ce que la décision est prise sur ce projet de la zone ferroviaire ? Si oui, alors la population n’a pas été respectée dans le processus de consultation.

J’ai participé au sondage « Ensemble Bâtissons Saguenay », puis à titre de citoyenne du district 8, j’ai participé à l’analyse des projets soumis, et ce, à partir d’une grille d’analyse résultant des souhaits émis par les citoyennes et citoyens. Par la suite, un comité multipartite devait analyser et étudier les projets afin d’émettre des recommandations.

La population n’a pas encore reçu les résultats de ces étapes. Sur le site de Bâtissons Saguenay, on indique que le 20 juin il y aura présentation des résultats de la consultation au conseil d’arrondissement de Chicoutimi.

Si j’avais présenté un projet, je me demanderais où est la démocratie participative dans ce processus !

Comment M. le député peut-il outrepasser le résultat de la consultation populaire instaurée par la ville ?

Elisabeth Côté

Chicoutimi