Le gouvernement doit confirmer son soutien

OPINION / À la suite de notre participation à la rencontre préparatoire au Sommet sur l'alimentation portant sur les perspectives d'avenir pour les producteurs agricoles, le vendredi 26 mai, nous avons tenu à rappeler que le gouvernement du Québec doit réaffirmer son soutien à l'endroit du secteur des grains, qui a une importance majeure pour l'économie québécoise et donc pour la future politique bioalimentaire du Québec.
En effet, le secteur des grains regroupe quelque 11 000 productrices et producteurs, présents dans toutes les régions du Québec. Leur production comprend le maïs, le blé, l'orge, l'avoine, le soya et le canola, destinés à la consommation humaine et animale. Ils cultivent plus de 1 million d'hectares de terre, pour un chiffre d'affaires annuel de 1,3 milliard de dollars.
Pour les Producteurs de grains du Québec, le soutien du gouvernement du Québec doit se concrétiser par un financement adéquat du secteur, notamment par l'amélioration des programmes de gestion des risques, ainsi que par l'établissement de compensations permettant aux producteurs de s'ajuster à toute nouvelle contrainte qui pourrait être imposée aux entreprises. 
Or, alors que les producteurs de grains sont en attente d'une protection de long terme adéquate sur le plan du revenu, il a été évoqué que le solde de 38 millions de dollars de l'assurance stabilisation pourrait être utilisé à d'autres fins que le soutien à la production de grains, malgré la présentation de projets prioritaires du secteur notamment en matière d'environnement, de productivité et de relève agricole. Sur cette question, le ministère de l'Agriculture nous a précisé être toujours en réflexion : nous l'invitons donc à réfléchir avec nous.
Cela s'ajoute à l'augmentation inquiétante des contraintes liées aux bandes riveraines et à l'utilisation des pesticides, alors que les montants prévus au dernier budget pour appuyer les producteurs sont insuffisants. Le secteur des grains est une industrie dynamique et exportatrice, mais il demeure l'un des plus faiblement soutenus par rapport à ses compétiteurs internationaux. Lors de l'événement, le ministre Lessard a d'ailleurs reconnu le manque d'investissements structurants dans certaines régions du Québec et a affirmé sa volonté d'agir pour ces régions.
Nous sommes toujours ouverts à discuter ainsi qu'à trouver des solutions lorsque de nouveaux défis se présentent, mais certaines attentes nécessiteront un engagement et un soutien à long terme si elles sont pleinement mises de l'avant. 
Rappelons que soutenir le secteur des grains, c'est investir dans l'économie du Québec.
Voici, en pièce jointe, une proposition de lettre ouverte par M. Christian Overbeek, président des Producteurs de grains du Québec (PGQ). Les PGQ regroupe quelque 11 000 productrices et producteurs, présents dans toutes les régions du Québec. 
Christian Overbeek, président
Producteurs de grains du Québec
Sous haute surveillance pour le G7
OPINION / La Malbaie, avec la beauté de son paysage fluvial, surtout du côté de Pointe-au-Pic, est une véritable oasis propice à la contemplation. Et sa voisine, Baie-Saint-Paul, abrite les plus beaux paysages à peindre. D'ailleurs, des peintres célèbres y ont fait des séjours de création.
Et c'est dans ce beau coin de pays, havre de paix et de culture, que va se tenir le G7 2018. Tiens donc ! Si l'événement va profiter au monde hôtelier, il risque de bouleverser le train-train quotidien de la population locale. Un an avant la tenue dudit G7, des experts nous préviennent déjà que la sécurité des dignitaires sera assurée à des kilomètres à la ronde du point chaud, soit le Manoir Richelieu de La Malbaie où ils hébergeront. En fait, il est à prévoir que La Malbaie sera sous haute surveillance.
Des analystes en sécurité nous disent aussi que le choix fixé sur Charlevoix en est un stratégique sur le plan de la sécurité justement. On veut éviter que se reproduise le chaos qu'a connu Toronto en 2010 avec le G20. D'ailleurs un très mauvais choix s'il en fut un.
Avec Charlevoix, en tant que région isolée, on espère que le G7 se déroulera plus harmonieusement que dans un grand centre comme la Ville Reine canadienne. Ce sera plus facile à sécuriser, nous dit-on.
Alors, dans ce contexte de haute sécurité déployée, reste à souhaiter que les attraits touristiques et culturels de Charlevoix soient mis en valeur et appréciés par les nombreux visiteurs qui séjourneront dans ce magnifique coin du Québec qui sera sur la sellette mondiale.
Yvan Giguère,
Saguenay