Le diagnostic de TDAH et les normes sociales

OPINION / En réaction à l’éditorial de Marc St-Hilaire intitulé « Quand le cerveau a besoin de lunettes », publié le 20 février.

La médication, et le diagnostic, liés au TDAH peuvent assurément avoir des répercussions positives et la chronique de M. St-Hilaire (mercredi 20 février) est pertinente à cet égard. La dénonciation par les pédiatres (et moi-même) des taux élevés de psychostimulants chez les jeunes, ainsi que la commission parlementaire qui est demandée, appellent plutôt selon moi à se questionner sur le nombre de cerveaux qui portent des lunettes « pour rien » ou « pour de mauvaises raisons ». Il est d’autant plus important de cerner le vrai problème, qui n’est pas que la surconsommation de médicaments. 

Il me semble important que nous nous attardions au diagnostic psychiatrique de TDAH, qui est souvent la raison pour laquelle on prescrit des psychostimulants. Les cas de faux diagnostics sont particulièrement d’intérêt pour la discussion actuelle et la seule manière de les réduire consiste à comprendre comment un enfant en arrive à recevoir ce diagnostic. Le processus menant au diagnostic de TDAH fait toujours appel au jugement d’un adulte (ou d’un groupe d’adultes) à l’égard d’un enfant. Ces adultes, que ce soit un parent, un enseignant, un éducateur, un intervenant, peu importe, identifient des comportements qui posent problèmes, puis y apposent l’étiquette (TDAH, hyperactif, inattentif, etc.), qui devient un diagnostic lorsqu’il est validé officiellement par un médecin ou par un psychologue. Le processus menant au diagnostic implique, dans le cas du TDAH, des normes sociales qu’il nous faut comprendre : qu’est-ce qui est de l’hyperactivité/inattention normale ? De l’hyperactivité/inattention pathologique ? Les enfants qui transgressent ces normes ont-ils des caractéristiques particulières ? Qui juge la transgression comme déviante, pathologique ? La tâche est d’autant plus essentielle et complexe qu’il n’y a ni test sanguin ni test biologique qui confirment le diagnostic de TDAH, ce qui ouvre davantage la porte aux faux diagnostics. 

Quand plusieurs individus partagent une situation commune, quand le nombre de ces individus ne cesse d’augmenter, quand le phénomène en question ne peut plus s’expliquer seulement par des facteurs individuels et biologiques : on doit faire preuve d’imagination sociologique et regarder ce qui se passe dans le contexte sociétal. Thomas Armstrong, en 2006, se demandait si les enfants ayant un TDAH étaient les canaries dans la mine, c’est-à-dire le signal d’alarme d’un problème plus profond qui touche la société entière. Au lieu d’individualiser le problème et en somme de ne regarder que l’arbre qui cache la forêt, ne pourrait-on pas penser qu’il est plutôt temps de faire évoluer les normes ?   

Marie-Christine Brault

Professeure UQAC

Chaire VISAJ

Centre intersectoriel en santé durable

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UNE VRAIE LEADER DANS UNE VRAIE DÉMOCRATIE

En réaction à l’éditorial de Marc St-Hilaire intitulé « Celle que les gens ont élue », publié le 23 février. 

M. St-Hilaire, j’apprécie beaucoup votre éditorial du 23 février. De toute beauté ! J’abonde dans le même sens et j’ajoute :  

Selon mon expérience, mes recherches qualitatives et mes observations, il y a deux types de leadership :  

1 — Leadership de pouvoir, c’est-à-dire, une dictature

2 — Leadership de service, c’est-à-dire, une démocratie

Nous connaissons le premier, l’ayant vécu pendant 20 ans. Pour apprendre à vivre dans une démocratie, nous n’avons qu’à assister aux réunions du Grand Conseil et observer notre mairesse, Josée Néron et nos conseillers en action. Ils méritent chaque sou de leur salaire. Les comptes-rendus de leurs réalisations, le partage du pouvoir ajusté à leurs forces, à leurs intérêts et aux besoins de leurs électeurs, dans le respect, sans exclusion, de toutes les personnes, sont une preuve d’une gestion efficace et saine.

Josée Néron a su affronter avec sérénité et résilience la mauvaise foi, les comportements irrespectueux, abaissants et injustes d’un leadership de pouvoir pendant 4 longues années ! Elle a mérité haut la main les 75 % du sondage favorable lors de son élection et j’espère que la population va se réveiller et lui redonner sa faveur avec un retour au 75 %.

Jacqueline Gravelle

Saguenay

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LES RETRAITÉS SONT LÀ

En 2018, j’ai écrit au journal Le Quotidien. Il était question de la pénurie de main-d’œuvre que la région subit, tant au niveau des PME que des grandes entreprises. Évidemment, cette pénurie touche plusieurs secteurs névralgiques, comme la santé. L’éducation, la construction, le milieu manufacturier, l’informatique et les télécommunications, etc.

Dans ce contexte, j’avais pris soin d’écrire en incluant le texte paru dans le journal, à nos deux députés de la région à ce moment-là. Du côté de Jonquière la députée du NPD toujours en poste et celui de Saguenay le député libéral, qui a démissionné depuis.

Malheureusement, mon intervention auprès des deux portes-paroles de ces parties à la Chambre des communes est demeurée sans intérêt et sans réponses.  

En fait, mon article, portait sur l’alternative de faire profiter de se savoir gris à nos entreprises régionales subsistants cette pression constante relative à ce manque de main-d’œuvre. Vous comprendrez qu’il n’est pas question d’entrer en compétition avec nos jeunes diplômés, etc. Bien au contraire, mais d’établir un pont avec une catégorie de retraités munis de compétences et d’expériences pour combler ce vide actuel de l’emploi dans différentes régions.

Nul doute qu’il est possible que des gens désireux de retourner sur le marché du travail, après une belle carrière derrière eux, puissent représenter une alternative, mais pas nécessairement dans les mêmes domaines ainsi qu’à temps complet.

Faut-il encore que nos différents paliers de gouvernement puissent intégrer dans leurs budgets, leurs décisions, que la population est de plus en plus vieillissante et qu’il existe des solutions, des démarches qui font que cette réalité est bien présente au Québec et ailleurs en contribuant à cette lacune du manque de travailleurs.   

La création de programmes, d’incitatifs de mesures pour soutenir nos entreprises ainsi que ceux et celles qui désirent retourner au travail, suivant leurs conditions naturellement. Mais sans pour autant être pénalisé par des taux d’imposition qui les étouffent, etc. 

Oui, il y a des gens pour qui la retraite leur convient et qui sont à l’aise dans ce mode vie. C’est correct et nous en sommes tous conscients. Par contre, il faut voir aussi l’autre côté de la médaille et prendre position, car le contexte change et nous devons nous adapter. C’est toute la collectivité qui en profitera. Plusieurs pays ont pris ce virage et apporte des modifications par des incitatifs, etc. Car vieillir n’est pas une maladie, bon sens ! 

Pour conclure et pour relancer mon projet, j’ai envoyé toute ma documentation dont je disposais, au bureau de la députée Andrée Laforest de Saguenay, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation de notre gouvernement de la Coalition avenir Québec.  

Peu de temps après, j’ai reçu un appel de la responsable des communications de la ministre Laforest, me convoquant à une rencontre avec deux de ces conseillers. 

Vraiment, j’étais très heureux lors de cette réunion, de constater la compétence, l’écoute, l’approche et la compréhension de ces personnes, vis-à-vis mon dossier ainsi que de l’assurance que les fonctionnaires et ministres prendront état de mes revendications tout en exerçant un suivi avec moi.   

Tout est possible et c’est un grand pas pour moi et pour la collectivité

Denis Lefebvre

Saguenay

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LINUX, CE GRAND OUBLIÉ!

En réaction à la chronique de Steeve Fortin intitulée « Linux, ce grand oublié », publiée le 23 février. 

Bravo au journal Le Progrès ainsi qu’a son chroniqueur Steeve Fortin pour cette belle surprise concernant son excellent commentaire. De mémoire, cela fait plus de dix ans que je suis en informatique et qu’aucun article sur le monde Linux n’est apparu dans les journaux régionaux.

Ce qui se dégage de Linux, d’après moi, et de ses nombreux systèmes d’exploitation performants, gratuits, sans publicités ni sollicitation, c’est sa philosophie de base qui les anime, soit le partage, un mot tout simple en soi, rempli de promesses, qui malheureusement est très peu considéré ni exploité avantageusement dans notre monde trop souvent axé sur la valeur monétaire d’un produit. Ainsi, dans de nombreuses villes de France, des groupes de bénévoles se forment pour récupérer de vieux ordinateurs, leurs installer un système Linux, et les offrir gratuitement à ceux qui ne peuvent en payer le coût, ou à bas prix pour les autres, et même dans des écoles, et bien souvent, offrir également un petit cours de connaissances de base pour pouvoir les utiliser facilement. De plus, à bien y penser, pourquoi un commerce informatique régional ne pourrait-il pas monter un ordinateur de qualité, à un prix raisonnable et n’ayant qu’un système d`exploitation Linux, sans lien aucun avec Microsoft ?

Personnellement, j’utilise de plus en plus souvent Emmabuntüs 3, en double avec Windows 7, un système Linux complet et que je ferai mien pour utilisation régulière lorsque Windows 7 ne sera plus soutenu par Microsoft en 2020, et tous les services que j’utilise régulièrement sur ce dernier s’y retrouve : messageries, moteurs de recherches, Twitter, météo locale, Facebook, blogues personnels, etc., et ce, sans problème. Que demander de mieux !

Une philosophie de partage sans égal dont notre monde perturbé quotidiennement aurait sans doute grand besoin de mieux connaître et de pouvoir s’en servir comme modèle...

P.G. Girard

Arvida

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PROPOS TRÈS SENSÉS

J’ai bien apprécié les propos de M. Mustapha Elayoubi, président de l’Association islamique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans Le Progrès du samedi 9 février, suite au jugement rendu dans le cas des évènements survenus à la Grande Mosquée de Québec en janvier 2017. Ce qu’il dit est très sensé, surtout lorsqu’il nous rappelle l’importance du bien vivre ensemble, garant de l’avenir dans cette société québécoise à laquelle nous appartenons tous et toutes, quelle que que soit notre origine.

Danielle Hébert

Chicoutimi