Le confinement et l’essentiel

OPINION / Je ne suis pas adepte nécessairement de la simplicité volontaire, mais je dois avouer qu’en cette période de pandémie, je vais à l’essentiel. Alors j’économise, je récupère plus qu’à mon habitude et je me tiens en forme plus que jamais. Je me nourris même mieux. On dirait bien que je réalise encore plus l’importance des ressources qui m’entourent. Serait-ce que j’ai plus de temps à ma disposition pour réfléchir notre monde, pour prendre le pouls du temps qui passe et profiter ainsi de la richesse et de l’éphémérité de la vie ? Le mot réfléchir, d’ailleurs, n’est-il pas mis en lumière plus qu’à l’habitude chez bon nombre d’entre nous, tous confinés que nous sommes ?

L’autre jour, j’ai pris une pause salutaire. J’ai fermé ma télé et mon ordi et je me suis mis à faire le compte de mes dépenses qui me semblent inutiles à l’accoutumée. Entre autres, tous mes soupers et mes cafés pris au restaurant. Je n’ai pas d’auto, mais j’ai tendance à prendre un peu trop souvent des taxis. Maintenant, je vais plus souvent à mon épicerie à pied.

Et bien, depuis un mois, j’ai économisé au bas mot près de 175 $ sur mes dépenses habituelles. Et là je pense me procurer bientôt un vélo d’occasion avec l’argent que j’aurai économisé.

Faut dire que le confinement n’est pas rose pour tout le monde, en ce temps de pandémie. Une fois que cette crise sanitaire sera passée, nous serons en mesure de constater que ce confinement obligé, qui fut le nôtre, aura été tout de même bénéfique à plus d’un égard, bien malgré tout. Malgré cette tragédie planétaire qui nous aura marqués tous et toutes.

Yvan Giguère

Saguenay