Le civisme, il est où ?

OPINION / Il est où le civisme ? Existe-t-il encore le civisme ? Ou est-il disparu à jamais ? Pour ceux qui ne s’en souviennent plus, je me permets un petit rappel. Il y a cinq grandes catégories de comportements dans le civisme, soit la politesse, le respect d’autrui, la courtoisie, le savoir-vivre et la collaboration.

Permettez-moi un exemple d’un manque de respect. Vous avez certainement remarqué, tout comme moi, que beaucoup de gens ne retournent pas le panier utilisé pour transporter leurs achats à la voiture. Une fois les marchandises déposées dans la voiture, ils quittent tout en laissant le panier sur place. Est-il normal de laisser le panier vide sur place, plutôt que de le retourner aux endroits désignés ? La réponse est non ; c’est tout simplement un manquement au respect d’autrui.

Ce manquement, qui, pour certains, n’est vraiment pas grave, peut coûter beaucoup d’argent à celui qui doit passer chez le carrossier, pour faire réparer une égratignure ou une petite bosse sur sa voiture, causée par le panier laissé sur place par vous. Nous savons tous que la grafigne ou la bosse n’a pas à être très grosse, pour coûter deux à cinq cents dollars.

Le civisme, c’est avoir du respect pour les autres, être discret avec son cellulaire, ouvrir ou retenir une porte pour une femme ou une personne âgée, dire s’il vous plaît, merci, ou tout simplement traiter les autres comme nous aimerions être traités.

Avec l’arrivée du printemps et avec la quantité de neige que nous avons reçue cet hiver, bientôt, nous aurons beaucoup d’eau dans les rues. Ce serait bien de ne pas éclabousser les piétons ! Le civisme, c’est l’affaire de tout le monde, et c’est à nous, les adultes, qu’il incombe de donner l’exemple aux plus jeunes, en espérant voir le retour du civisme parmi nous.

Camille Lalancette

Chicoutimi

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ON NE FAIT PAS COMME CATHERINE

Quand on arrive à la maison et qu’on annonce à sa conjointe ou à son conjoint qu’on vient de perdre son emploi et qu’on doit également annoncer ladite nouvelle à ses deux grands adolescents, on ne file certes pas le parfait bonheur.

Quand la famille est aux prises avec des difficultés d’ordres financières ou sentimentales et quand rien ne semble plus aller, la tentation de quitter le nid est grande.

Quand dans le couple, la rupture devient une possible voie de délivrance, une porte de sortie, on fait quoi ?

On a toujours le choix, certes. Mais si on prend de bonnes respirations, qu’on se parle calmement et qu’on tente de trouver des solutions, on risque de sortir grandis de cette épreuve.

On tente de reconstruire le maillon familial et on se dit qu’il faut rester forts et garder la tête haute afin de dénouer l’impasse familiale, pour pouvoir poursuivre la route ensemble afin de demeurer unis.

On ne quitte pas le nid d’un coup de tête. On n’abandonne pas le lien familial.

On se serre les coudes et on reconstruit. On ne fait pas comme Catherine Fournier qui abandonne lâchement le nid de son parti.

Yvan Giguère

Saguenay