Le 19 février: cassure thermique

OPINION / Sait-on à quel moment se termine l’hiver ? Plusieurs diront que c’est le 20 mars (équinoxe), certains diront que c’est quand les glaçons se forment sur la toiture, d’autres affirmeront que c’est quand ils enlèvent leurs pneus d’hiver. Personnellement, j’ai une petite idée à quel moment l’hiver on peut commencer à dire « Bye Bye » à la saison froide.

La perception d’un premier changement dans le déclin de l’hiver serait entre le 18 et le 20 février ; foi d’amateur de plein air et de marcheur quotidien pour aller au travail.

Les données climatiques de la station de Bagotville nous renseigneraient évidemment sur ce qui se passe durant ces jours-là, mais l’explication demeure insatisfaisante, car les données sont des résultats et non les causes. En fait, les valeurs de température calculées sur 30 ans ne sont que des moyennes d’événements où une bonne part de hasard se produit chaque année : un anticyclone par ci, une dépression par là ; jamais avec la même intensité et la même durée.

Pourtant, une autre source d’information mérite plus d’attention : c’est la hauteur du Soleil au-dessus de l’horizon.

Il est vrai que l’angle progresse régulièrement à partir du solstice d’hiver. Et à ce propos, les calculs que nous avons effectués indiquent qu’à la latitude de Chicoutimi, la hauteur du Soleil au-dessus de l’horizon, à midi, atteint l’angle de 30 degrés pour la première fois le 19 février ; le 18, c’est légèrement inférieur et le 20, c’est légèrement supérieur.

Comment expliquer cela ? Il est vrai que le sinus de 30 degrés est de 1/2. Ce pourrait-il que l’atteinte de cet angle corresponde à un seuil qui ferait basculer quelque chose ? Comme si le 51e grain de sucre rendait votre café suffisamment sucré (sic).

Serait-ce le moment, en termes de rayonnement solaire, où l’absorption deviendrait plus grande que la réflexion ? Donc, plus de chaleur absorbée et plus de sensation de chaleur. Il y a là une hypothèse, comme le diraient les physiciens.

Aussi, plusieurs observations de ce qui se passe après le 19 février, réalisées par des artistes en graphisme, révèlent que c’est justement le moment où apparaissent les dentelles sur les vieux bancs de neige exposés au Soleil : une couche suspendue de dessins, une sorte de filets constitués de fins cordons de glace et d’alvéoles. Une magie astrale !

Majella Gauthier, géographe

UQAC

Trop de pornographie

OPINION / Par intermittence, des voix s’élèvent pour dénoncer des comportements humains injustes, irrespectueux, offensants, dégradants... envers les femmes. Facilement, on pointe du doigt des personnes qui ont ou auraient passé à l’acte dans le domaine du harcèlement ou agression sexuelle.

Si l’on regroupait tous ceux qui le réalisent en pensées, dans leur esprit, il n’y aurait pas, dans ce monde, assez de stades, de cathédrales ou de mosquées pour les rassembler. Pourtant, cela se passe chaque jour dans le monde entier et fait des dommages, peut-être imperceptibles, mais non moins réels.

En effet, les pensées qui habitent l’esprit sont des réalités, de l’énergie... Les paroles qui sortent de notre téléphone sont des pensées qui voyagent en ondes et font le tour du monde en une seconde.

Une pensée dégradante avilit l’esprit de celui qui l’entretient. Cette pensée, sans appareil téléphonique, voyage en onde, atteint et agresse la personne vers laquelle elle est dirigée et revient à son point de départ et agresse à nouveau l’expéditeur.

On accepte facilement que l’air soit pollué par le monoxyde de carbone. Toutefois, l’espace est pollué par des pensées de haine, de jalousie, d’envie ou autres, y compris des pensées de harcèlement et d’agression sexuelle.

Par les temps qui courent, on parle des causes. À mon avis, la production et la diffusion à la tonne de matériel pornographique sont des causes qui sont pour beaucoup dans la contamination de l’esprit humain. Pas besoin de visionner plusieurs films pour se rendre compte qu’ils sont tous pareils. Les femmes sont considérées comme des objets, pour ne pas dire des corps sans âme.

Concentrés au même endroit, avec tout le matériel pornographique, nous serions devant un Everest. Ce matériel existe parce qu’il y a des gens qui en consomment. Comme pour les drogues, le matériel pornographique représente des milliards de dollars et constitue un produit qui abaisse le niveau de conscience individuelle et celui de l’humanité. Étant tous dans l’unité, nous sommes tous responsables de l’élévation de la conscience mondiale par des pensées et des gestes d’amour véritable.

Martin Belley

Saint-Nazaire