Langue en mutation

OPINION / Une langue est toujours en évolution et de nouveaux mots font continuellement leur apparition pour enrichir cette langue. Nous avons la chance au Québec d’avoir des gens qui nous alimentent régulièrement en nous enseignant de nouveaux mots ou expressions. Un gros merci à ces contributeurs du français, car j’ai appris dimanche soir l’expression « jet lag », qui est sûrement une nouvelle façon montréalaise de dire en français « décalage horaire » et l’expression « high maintenance » que deux dames ont partagée avec nous pendant la même émission. J’aurais souhaité cependant qu’elles puissent nous donner un équivalent en français de cette expression afin que nous, pauvres unilingues francophones, nous puissions avoir accès à leurs connaissances et savoir comment utiliser ces expressions.

Je vous remercie de penser aux gens de l’extérieur de la métropole qui aimeraient bien comprendre votre langue enrichie.

Pierre Lincourt

Membre de l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française (ASULF)

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PLAISIR D'AMOUR

Lors d’un récent dimanche, j’ai assisté à la dernière des quatre représentations organisées, cette année, par les Jeunesses musicales du Canada de Jonquière. Le trésor culturel que représentent le chant et la musique classique était, encore une fois, à l’honneur, à la salle Pierrette-Gaudreault du Centre culturel du Mont-Jacob.

Cette fois, la pétillante soprano légère (silver-voiced) connue internationalement Alexandra Smither, accompagnée de sa talentueuse complice, la versatile pianiste Rachael Kerr, a su démontrer que la gestuelle, les mimiques et la variété des intonations peuvent très bien se substituer aux mots pour la compréhension du message ; la majorité des pièces était en langues étrangères.

Ces dernières choisies parmi les grands compositeurs comme Franz Schubert, William Walton, Kurt Well et son célèbre Youkali ont fasciné le public. Le tandem a très bien accompli sa mission : celle de nous faire apprécier, en prestation classique, les nombreuses facettes de l’amour au cours d’une conversation musicale souvent mélancolique, souvent déjantée, des fois contenue.

Le choix de Smither et de Kerr par les organisateurs pour clore une saison fabuleuse a été fort judicieux. Ma déception : j’aurais aimé entendre des pièces plus connues. Plaisir d’amour, par exemple. D’autant que la production s’intitulait Plaisir d’amour.

Il reste un autre beau dimanche à venir. Il s’agit de l’attendu concert de notre relève régionale que Luc Bouchard et son équipe de bénévoles nous préparent pour le mois de mai prochain.

Chaque année, en effet, l’équipe des Jeunesses musicales du Mont-Jacob met à la disposition de jeunes musiciens classiques locaux la scène de la salle Pierrette-Gaudreault afin de nous faire découvrir les talents de chez nous.

C’est tout à son honneur.

Marcel Lapointe

Jonquière

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HENRI RICHARD: CE GÉANT D'OUBLI

Henri Richard nous a quittés le 6 mars 2020. Celui qui a contribué à offrir 11 coupes Stanley au Canadien de Montréal n’est plus, mais son souvenir demeurera intact dans notre mémoire. Malheureusement, celui qui avait toutes les raisons du monde de se souvenir de ses belles et grandes années au sein du Tricolore était atteint de la maladie d’Alzheimer. Il était donc devenu à mes yeux un géant d’oubli. Mais oh ! je ne suis certes pas prêt de l’oublier.

Celui qui a oeuvré, si on peut dire, un peu dans l’ombre de son frère Maurice, aura fait acte de prouesses et de grandeur dans notre sport national. Petit de taille, il était toutefois un joueur redoutable et respecté de tous. Un travailleur acharné sur la patinoire comme on n’en voit presque plus. Un joueur immense ! Humble et réservé, Henri Richard s’inscrit parmi les plus grands. Il fut de l’époque des Glorieux. Il demeurera donc, lui aussi, une légende du hockey.

Yvan Giguère

Saguenay