La région ne peut pas rejeter GNL

OPINION / À part montrer qu’ils font partie de la mouvance actuelle envers l’environnement, que peuvent retirer les profs de l’UQAC d’une prise de position contre le projet d’une usine de gaz liquéfié à Grande-Anse ? Ces enseignants qui vivent dans leur tour d’ivoire savent-ils que l’enjeu de la décroissance démographique est au moins aussi important que celui du réchauffement climatique pour notre région ?

Oui, le transport du gaz naturel aura inévitablement des conséquences sur l’environnement immédiat, mais ce projet constitue une réponse à la morosité qu’entraîne chez nous le départ de milliers de jeunes gens à la recherche de défis à la hauteur de leurs aspirations. Les arguments de la gauche frappent l’imaginaire, mais certains sont tellement simplistes qu’on s’étonne que tant de gens censés y puisent leur amertume envers ce projet.

On dira par exemple que les investisseurs derrière GNL Québec ne sont pas d’ici, que ce sont des gens de l’ouest du pays qui profiteront des retombées. Pourtant, quand Alcan, à l’époque, annonçait son investissement de 1 milliard $ à Alma, tout le monde applaudissait. Alcan, aujourd’hui Rio Tinto, a déménagé son siège social et malgré le succès du projet pilote d’AP60 à l’Usine Arvida, la seconde phase d’Alma et celle d’Arvida ne sont pas pour demain, si l’on se fie à la prolifération de production à travers le monde, alors que la demande est loin de croître au même rythme. Pour ce qui est des usines de papier, que les Price ont implantées chez nous, malgré un encourageant investissement à l’usine de Kénogami pour la fabrication de filament de cellulose, Résolu s’active chez nos voisins américains par l’acquisition de scieries là-bas.

Alors, que réserve l’avenir à nos équipementiers qui dépendent en grande partie de ces entreprises ? À part la chaleur et l’hospitalité de sa population et ses tonnes de neige en hiver, quel incitatif économique peut encore attirer des jeunes familles au Saguenay–Lac-Saint-Jean ?

La région est en train de développer chez nous le plus grand réseau de maisons pour personnes âgées. Faut-il s’en réjouir ? N’y a-t-il pas là source d’inquiétude ? L’UQAC pourrait-elle survivre à la désintégration annoncée de la région ?

Peut-on vraiment se permettre de laisser à d’autres régions le soin de transformer une énergie recherchée à travers le monde pour contrer l’utilisation d’énergie fossile autrement plus dommageable pour l’environnement ? Parce que, même si une centaine de millions $ ont déjà été engagés pour développer ce projet chez nous, sans l’acceptabilité sociale au rendez-vous, il se développera ailleurs.

Outre les 4000 à 6000 emplois que nécessite la construction de la nouvelle usine et des 300 emplois permanents, d’autres grands projets n’attendent que l’ouverture de cette nouvelle usine pour venir s’installer ici et créer une synergie nouvelle. BlackRock et Arianne Phosphate ne sont pas les seules dans le décor, mais la répulsion d’une minorité tapageuse à l’égard de ce mégaprojet n’incite guère les investisseurs à se ranger derrière GNL, qu’on démonise au nom de cette nouvelle religion du changement climatique.

Richard Banford

Ex-chef de cabinet du maire
Jean Tremblay

Saguenay

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REMERCIEMENTS

Notre mère, Marie-Paule Jean, est décédée récemment après avoir été 18 mois au CHSLD Sainte-Marie de Jonquière. Souvent, nous entendons que nos personnes âgées subissent de mauvais soins, voire de la violence, de la part du personnel soignant. 

Nous, la famille Beaudoin, tenons à remercier tout le personnel soignant de l’Unité prothétique du CHSLD Sainte-Marie de Jonquière, et particulièrement Jessica Tremblay et Hélène Gingras, pour les excellents soins prodigués à notre mère tout au long de son séjour.

Ces soins appropriés, délicats, donnés avec compassion et sollicitude ont permis que notre mère puisse terminer sa vie dans un bien-être malgré sa détérioration cognitive avancée.

Sincères remerciements de toute la famille.

Michèle Beaudoin

Gatineau