La plume inspirée de Félix Leclerc

OPINIONS / À l’occasion de la 20e édition de la Journée de l’Hymne au printemps du 21 mars 2018.

Nous savons tous que Félix Leclerc a écrit de magnifiques chansons, dont plusieurs sont de grands classiques de la chanson québécoise. J’évoque ici, entre autres, Le p’tit bonheur, Moi, mes souliers, Attends-moi ti-gars, Bozo, Le tour de l’île, Le roi heureux et L’hymne au printemps. Cette dernière chanson a d’ailleurs inspiré le titre donné à un événement fondé au Saguenay il y a vingt ans, en 1998, en son honneur, soit la Journée de l’Hymne au printemps, qui se tient le 21 mars de chaque année. Une chanson qui lui était très chère et qu’il avait composée en 1949, alors âgé de 35 ans. En fait, un an avant ses débuts à Paris où il a chanté la première fois en spectacle le 22 décembre 1950 au Théâtre l’ABC, là où il a reçu un accueil inespéré par le public français qui l’a adopté sur-le-champ et qui en a fait, en l’espace de quelques années, un monstre sacré de la chanson. Bref, depuis, Félix Leclerc aura marqué la chanson d’expression française sur la scène internationale. Mais rappelons aussi que Leclerc a connu une carrière marquante en tant qu’écrivain.

Outre ses chansons, il nous a légué une œuvre qui comprend des romans, des contes, des pièces de théâtre, des poèmes, des maximes, des fables, etc. Son roman Pieds nus dans l’aube, publié en 1946, est une œuvre vibrante et marquante de notre littérature. D’ailleurs, dans les années 50 et 60, des livres de Félix Leclerc étaient à l’étude dans les écoles du Québec.

Le constat que je fais, ayant lu ces œuvres littéraires souvent écrites bien avant sa carrière de chansonnier, est que les différentes facettes de son talent de romancier, de conteur ou de fabuliste ont influencé sa façon d’écrire ses textes de chansons. Tellement que ces mêmes chansons sont souvent des œuvres littéraires en elles-mêmes, mises en musique fort habilement, nous les rendant ainsi accessibles. 

Félix Leclerc n’aurait sans doute pas pu écrire ses grandes chansons, n’eût été ce sens inné qu’il a toujours eu pour le conte, la fable et l’écriture de maximes et de pièces de théâtre. Il y a donc une grande cohérence et une belle diversité dans son œuvre tout entière.

Yvan Giguère, fondateur, Journée de l’Hymne au printemps

Saguenay

Pertinence du Bloc québécois

Dans une plaquette parue en 1972 aux Éditions du Parti québécois intitulée Comment se fera l’indépendance, à la page 23, il est écrit ceci : « Récemment, le Conseil national du parti a pris la décision bien arrêtée de ne pas donner son appui officiel à un éventuel “Bloc Québécois” qui tente de rallier les éléments nationalistes anti-Trudeau en un front commun pour l’élection fédérale. »

Le Parti québécois a rejeté cette idée en invoquant que cela tendrait à réhabiliter le fédéralisme devant l’opinion publique québécoise. Cela éparpillerait les énergies du parti et l’exposerait à une perte de prestige. « Rappelons que le Conseil national était formé du conseil exécutif de onze membres, des directeurs des six comités nationaux et de 108 présidents de comtés. »

Cette décision sagement murie par plus de 125 personnes les plus sensibilisées et impliquées de tout le Québec à la cause de l’indépendance prouve qu’ils avaient bien raison de l’impertinence du Bloc québécois quand on voit tout le ridicule qui se passe sur la place publique.

Le Bloc québécois a été fondé le 15 juin 1991 après le fiasco de l’accord du Lac Meech qui devait accorder quelques miettes à l’État québécois. Sa conception a été teintée de l’insatisfaction et celle-ci fait partie de ses gênes. Selon son fondateur, M. Lucien Bouchard, le parti devait être là pour un ou deux mandats. Cela fait 27 ans qu’il existe et M. Mario Beaulieu, qui était président à la fondation, est toujours là. S’il doit y avoir un référendum, celui-ci devrait porter sur la pertinence du Bloc québécois, un parti fédéraliste indépendantiste dans un gouvernement d’un pays indépendant. Cela doit être assez unique dans le monde. Aussi, c’est payant d’être député fédéraliste indépendantiste ! Une bonne pension avec ça ! Un pays fédéraliste qui permet à un parti indépendantiste d’être l’opposition officielle. Qui dit mieux ?

Martin Belley

St-Nazaire

Belle lettre d’opinion

Quelle belle lettre, M. Luc Lévesque ! La nouvelle rectrice de l’UQAC vous doit des remerciements, à mon avis, pour une si bonne analyse concernant les étudiants étrangers qui tiennent notre maison du savoir au Saguenay sous le respirateur artificiel.

Belle analyse, lucide, brillante. Dans ces temps de n’importe quoi dans nos municipalités et villes, vous amenez un souffle nouveau.

On en a besoin, et plus encore.

Pauline Germain

Chicoutimi