La mobilisation citoyenne

OPINION / La démocratie étant pour moi une valeur fondamentale, mon commentaire n’est absolument pas une charge sur la mobilisation des contribuables à l’effet de demander des comptes au conseil municipal. Cependant, je me questionne sur les motivations de ces mobilisations.

Le commentaire d’un de vos lecteurs dans l’édition du 16 janvier intitulé « Pendant ce temps au Québec » s’inscrit dans cette réflexion que je souhaite partager.

On peut faire un bref retour sur les récentes augmentations de taxes. Pour ma part, je préfère la transparence du conseil actuel à l’effet d’établir un taux d’augmentation uniformisé tel que le prévoyait la Loi sur les fusions municipales. Je m’explique : la valeur des résidences à Saguenay a, pendant les 12 dernières années, augmenté en moyenne de 50 % avec, évidemment, une augmentation de taxes déguisée. Peu d’entre nous avons contesté cette façon de faire en pensant récupérer ces montants lors de la vente en appliquant la logique du 10 % de plus que la valeur.

En observant le marché des ventes résidentielles à Saguenay, il est facile de constater qu’à l’exception de certains secteurs plus en demande, la plupart se vendent bien en dessous de leur valeur municipale. Soyons clairs, je ne suis pas plus heureuse que la plupart des lecteurs à l’effet de payer plus de taxes, mais si ensemble nous souhaitons une stabilisation du taux de taxes, nous devons permettre à nos élus(es) de générer des revenus pour assurer des services de qualité et ainsi, générer le développement de projets porteurs et d’infrastructures attrayantes pour attirer et retenir les plus jeunes. Ce sont eux qui vont acheter nos maisons.

Si nous ne pensons qu’en fonction du présent, Saguenay verra sa force d’attraction diminuer de plus en plus. Avec le vieillissement et la diminution de la population s’en suivra une baisse des sommes accordées par les gouvernements en termes de santé, d’éducation et tout service subventionné au prorata de la population. Une mobilisation pour appuyer nos élus municipaux dans le dossier de la renégociation du pacte fiscal aurait un impact davantage positif. Nous bénéficions d’une ville et d’une région magnifique et je souhaiterais que nos enfants et petits-enfants puissent continuer d’y vivre avec leurs aspirations. Je souhaite vivre dans un milieu diversifié et enrichissant, et cela passe par une ouverture aux autres et moins d’individualisme.

Ginette Bergeron, retraitée

Chicoutimi

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QU'ONT-ILS À CACHER?

Pourquoi les chasseurs s’opposent-ils autant à l’enregistrement de leurs armes d’épaule? Ce n’est certes pas les 40$ ou 50$ par année que coûtera cet enregistrement qui les motive à s’opposer farouchement au registre des armes à feu.

Bravo au nouveau gouvernement de la CAQ qui respectera la date du 29 janvier 2019 pour faire appliquer le Registre québécois des armes à feu dans son intégralité.

À compter de cette date, les armes à feu sans restriction circulant au Québec devront avoir été enregistrées par leur propriétaire.

Il y a 24 ans, un registre canadien des armes à feu fut créé par le gouvernement libéral dans la foulée de la tuerie la plus meurtrière de l’histoire du Canada, celle de Polytechnique. En 2012, le gouvernement conservateur avait fait adopter la loi C-19 abolissant le registre canadien des armes à feu, détruisant ainsi l’ensemble des données.

En 2017, le gouvernement du Québec avait créé son propre registre des armes à feu. Le nouveau gouvernement de la CAQ entend faire respecter cette loi.

Jocelyn Boily

Québec