La marijuana, ça vous dit quelque chose ?

OPINION / Pourquoi Justin Trudeau respecte-t-il la promesse de légaliser la marijuana et néglige des promesses plus importantes comme la réforme électorale et l'augmentation à 6 % des transferts en santé ?
Il y aura légalisation de la marijuana, c'est sûr ; 2018, c'est demain. Mieux vaut nous préparer surtout par la prévention. 
D'abord, soupçonnons-nous les effets de la drogue sur notre jeunesse ? 
Selon le Larousse, la marijuana, un dérivé du cannabis, est une substance que forment les feuilles et les sommités fleuries des pieds femelles du chanvre indien. Selon le Larousse toujours, à faible dose, elle désinhibe, elle entraîne ivresse et euphorie, un sentiment de relaxation, de légèreté et de flottement, ainsi que la diminution de la douleur. 
À forte dose, elle a une action hallucinogène qui peut se traduire par des épisodes délirants avec une tendance suicidaire, des excès de violence et une incoordination motrice. À long terme, on ignore ses effets sur le développement du cerveau des adolescents. 
Comment nous préparer par la prévention ? Le projet de loi fédérale pose plus de questions qu'il en résout. 
Le premier ministre Couillard suggère de s'allier à l'Ontario : une manière d'attendre et de ne rien faire. 
Quant au ministre Barrette, la consultation n'est pas dans sa soupe. 
Je suggère que les oppositions s'allient en coprésidence pour une mini-consultation itinérante dans les principales villes du Québec et les régions. Il est temps que les oppositions travaillent ensemble. L'avenir du Québec l'exige. Les malaises sociaux sont imprévisibles. 
Maurice Larouche
Alma
La gestion de l'offre en agriculture
Dans la parution de La Presse du 15 avril, Alain Dubuc nous parle de cocos et de chocolat. Fidèle à lui-même, le système de gestion de l'offre en agriculture est passé au tordeur. 
En citant les produits d'exportation agroalimentaires les plus importants, il cite le porc (et je m'en réjouis) et en deuxième place, le chocolat (produits du cacao) à 1,3 milliard de dollars. C'est rigoureusement exact.
Toutefois, comme il avoue que le cacao ne pousse pas ici, il devrait alors regarder du côté des importations agroalimentaires du Québec. Sur le même site où les informations sont recueillies (MAPAQ Portail du Québec, exportations agroalimentaires), on y voit sans surprise que le cacao trône en deuxième place, à 730 millions de dollars. 
Un bilan de la balance commerciale de 300 millions de dollars. Moins impressionnant que 1 milliard de dollars.
Mais pour bien comprendre l'agriculture dans son ensemble, il faut savoir que les producteurs d'ici cultivent leurs terres ici, achètent en grande partie leurs grains ici, se procurent leurs services, fournitures et équipements ici... 
Ainsi, les 131 producteurs d'oeufs de consommation (et de lait, de porcs et de céréales) font vivre pas mal de monde... Dans tous les pays du monde, le but premier de l'agriculture est d'abord de bien nourrir sa population locale à un prix raisonnable, tout en assurant un revenu décent aux producteurs. De juger du succès de notre agriculture seulement sur la base de l'exportation est plutôt réducteur. Enfin, il est plutôt étrange, dans la même chronique, de parler d'une part de « concentration » entre les mains de quelques producteurs (un effet pervers selon lui), et d'une grande multinationale exportatrice comme Barry Callebaut. 
Pas sûr que cette dernière investisse la majorité de ses dividendes dans l'agriculture locale. Mais bon. Quand on veut faire valoir son point... Comme disait mon père, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. 
Jules St-Pierre, agronome
Roxton Pond
Souveraineté ? Non !
J'aimerais bien répondre à M. Laurier Renaud au sujet de son texte « La danse des milliards », paru samedi. J'aimerais préciser que je ne suis ni fédéraliste ni péquiste déclaré, mais apolitique et que je ne m'attaque jamais aux personnes qui ont des idées différentes des miennes, respect des gens et classe obligent. Dans un dernier sondage, les jeunes qui sont l'avenir du Québec ont voté contre la séparation du Québec. Une étude a été faite sur la séparation et s'est avéré négative, cette étude a été tablettée depuis plus de quinze ans. Il y a eu deux référendums négatifs et les sondages placent bien loin une décision gagnante. Un ancien premier ministre a même déclaré qu'il fallait attendre que les gens âgés décèdent pour permettre aux jeunes de voter gagnants ! Il n'y a aucun péquiste qui a expliqué l'avantage financier d'une séparation. De toute façon, cet état politique est un gouffre financier que l'économie du Québec ne pourrait supporter. Les Québécois ne veulent pas vivre comme cela, ils le crient sur les toits chaque jour. 
André Tremblay
Saguenay (Chicoutimi)