La Maison de Quartier, un atout pour Jonquière

OPINION / En réponse à la lettre parue dans la section Carrefour des lecteurs du 7 janvier dernier, intitulée Kénogami, un bidonville, et signée par Noëlla Aubut, dans laquelle vous affirmez que la venue de la Maison de Quartier dans le secteur Kénogami contribuerait au développement d’un bidonville, permettez-moi de vous apporter quelques précisions.

Dans un premier temps, rappelons que La Maison de Quartier de Jonquière est active sur le territoire de Jonquière depuis 1976. Au cours de toutes ces années, tout en aidant la population, elle a réussi à devenir propriétaire de ses installations dans lesquelles elle était de plus en plus à l’étroit et auxquelles il fallait apporter des améliorations. Dans cette optique, l’idéal était de trouver un autre emplacement pour notre organisation et de disposer de nos bâtiments actuels. De son côté, la Ville avait, depuis plusieurs années, un projet de développement autour de la rivière aux Sables qui exigeait un déplacement de la Maison de Quartier. Lorsque nous avons appris que l’édifice de Gagnon Frères Liquidation deviendrait disponible, nous avons démontré notre intérêt pour en faire l’acquisition. C’est ainsi qu’après discussions avec les représentants de la Ville, cette dernière a fait l’acquisition de nos installations de la rue du Vieux-Pont, ce qui a permis à la Maison de Quartier de se relocaliser. Comprenez bien que l’achat de l’édifice de la rue Sainte-Famille est le résultat d’une transaction entre la Maison de Quartier de Jonquière et Gagnon Frères. Les frais de mise aux normes et d’aménagement seront assumés en totalité par la Maison de Quartier grâce à un prêt hypothécaire. À la lumière de ces informations, je ne crois pas qu’on puisse dire que la Ville a voulu relocaliser la Maison de Quartier pour s’en débarrasser, comme vous le mentionnez.

De plus, bien que la mission première de la Maison de Quartier soit d’offrir des biens de première nécessité à bas prix, son rôle social et économique dépasse largement cet énoncé. La Maison de Quartier est fréquentée par une clientèle provenant de toutes les classes sociales. Des gens soucieux de l’environnement désirant donner une deuxième vie à différents articles jusqu’aux personnes désireuses d’y faire des trouvailles intéressantes y viennent, sans oublier la clientèle étudiante particulièrement friande de ce genre de commerce.

Au cours des dernières années, nous avons développé des partenariats avec différentes organisations, dont la mission est d’aider les personnes ayant plus de difficultés à intégrer le marché du travail. Nous travaillons avec le Centre de formation générale des adultes de Jonquière, avec le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et avec Emploi-Québec, pour ne nommer que ceux-là. Ces partenariats contribuent à maximiser les retombées sociales dans le milieu.

D’un point de vue économique, nos entreprises sont en expansion constante et les installations actuelles nous empêchent d’assurer efficacement notre croissance. Le futur emplacement offrira des espaces de vente plus grands. De plus, la présence d’un stationnement sécuritaire et plus spacieux permettra d’attirer une clientèle de l’extérieur de Kénogami. Enfin, cette acquisition permettra de consolider une trentaine d’emplois directs en plus de la création de plusieurs autres.

L’arrivée de la Maison de Quartier et de ses partenaires contribuera davantage à dynamiser le secteur qu’à en faire un bidonville. C’est l’ensemble de la population et les commerces environnants qui profiteront de notre présence.

Marc Gagnon

Directeur général de la Maison de Quartier de Jonquière