La mairesse décide, vous croyez?

OPINION / La croyance populaire, alimentée par les médias, est tenace : c’est la mairesse qui décide à l’hôtel de ville.

Encore ce matin, dans un article signé par Phil Desgagné, on peut lire : « Quand on parle d’investissements importants et majeurs qui vont affecter toute la population et nos taxes, je crois que c’est la mairesse qui doit prendre la décision finale. »

Ce n’est pas ce que le législateur a décidé. Voici ce qu’on peut lire dans le guide d’accueil 2017 des élus municipaux publié par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) : « Le conseil municipal représente les citoyens et prend les décisions sur les orientations et les priorités d’action de la municipalité. »

Quant aux responsabilités de la mairesse lors des assemblées du conseil municipal, voici d’autres extraits de ce guide : « Présider les séances du conseil municipal en maintenant l’ordre et le décorum ; travailler de concert avec les autres membres du conseil ; participer à la prise de décision lors des assemblées du conseil municipal » (...) « Vous pouvez exercer votre droit de vote, mais ce n’est pas une obligation » (...) « Vous pouvez exercer un droit de veto sur une décision du conseil (règlements, résolutions, obligations, contrats, conventions ou actes) en refusant de l’approuver. 

Ce droit de veto est suspensif : il peut être renversé si la majorité des membres du conseil requise par la loi adopte de nouveau cette même décision. Une fois adoptée de nouveau par le conseil, cette décision est légale et valide, malgré votre refus ».

On peut en conclure que ce n’est pas au conseil municipal que son rôle est le plus important. 

C’est le leadership qu’elle exerce avant ces rencontres qui fait toute la différence. Elle est là pour faire avancer les dossiers, s’assurer que ceux-ci cheminent dans un cadre démocratique et, mieux encore, dans un cadre de démocratie participative si elle juge que le sujet l’exige.

Donc, de grâce, ne prêtons pas à la mairesse des pouvoirs qu’elle n’a pas. Elle a déjà assez de responsabilités et de devoir d’imputabilité pour ne pas se substituer aux 15 conseillers municipaux. D’ailleurs, Mme Néron répète sans cesse qu’elle peut favoriser telle ou telle solution, mais que ce sera au conseil municipal d’en décider.

Jacques Pelletier

Chicoutimi

Le « premier sinistre »

OPINION / Il paraît que plusieurs Canadiens ont honte de Justin Trudeau. Franchement, si j’avais le choix entre Trump et Trudeau, je choisirais le moindre des maux. Je choisirais Trump même s’il est loin d’être mon favori. 

L’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin disait, à l’émission Les Francs-tireurs, qu’elle trouvait que Justin Trudeau était un très gentil garçon, mais insignifiant. Elle m’a enlevé les mots de la bouche. J’ai eu un malaise quand Justin Trudeau a été élu premier ministre. Sans vouloir être méchante, je l’appelle le « premier sinistre ». Pour rigoler puisqu’il aime bien rigoler. 

Quand M. Trudeau parle, l’envie me prend de lui dire : « Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, si vous voulez parler en imbécile, téléphonez-vous ! » M. Luc Lavoie, à l’émission RDI, mentionnait que M. Trudeau fait du Mélanie Joly en alignant plein de mots qui ne veulent rien dire. M. Lavoie est très observateur. 

Je n’arrive toujours pas à croire que les Canadiens ont voté pour un gars qui a promis de légaliser la marijuana. Quel grand projet pour le Canada ! S’il m’arrivait de me tromper dans mon travail, je disais que j’avais fumé des bananes. Je crois que M. Trudeau doit en fumer des bonnes aussi. 

Justin me fait penser à une poupée de porcelaine avec son air naïf, son sourire figé, son regard éclatant et ses selfies. Il s’aime. Je n’ai pas de problème avec le fait que M. Trudeau s’aime beaucoup, mais je trouve que les dossiers importants et prioritaires n’avancent pas du tout. J’ai écrit au bureau de M. Trudeau, il y a quelques mois, et depuis ce jour, je suis inondée – et le mot est faible – de courriels du Parti libéral du Canada me demandant des contributions. Je contribue déjà, bien involontairement, à tous ses déplacements dispendieux et je crois que je donne assez. 

Honnêtement, je crois que les Canadiens lui ont assez payé de vacances à lui et sa famille. J’aimerais que mon argent soit utilisé de façon plus intelligente et surtout plus productive.

M. Trudeau ne cessera jamais de m’impressionner, mais pas dans le bon sens. J’ai trop souvent l’impression, à voir son comportement, d’observer un gamin avec un QI d’un enfant de neuf ans. Le groupe Les Cyniques avait fait une satire avec le nom de Justin. Juste un. J’ai un malaise quand je constate que ses enfants pourraient devenir une reproduction de ses comportements. Je leur souhaite sincèrement de trouver leur propre identité. Finalement, il n’y en aura pas juste un. Et ça, ça me fait un peu peur. 

Je n’aurais jamais pensé dire qu’un jour, je ne voterai plus jamais pour les libéraux. Autant au provincial qu’au fédéral.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface