François Legault

La ligne du parti

OPINION / Dernièrement, la CAQ démontrait qu’entre 2008 et 2016, les Québécois avaient payé 1,4 milliard de plus sur leur facture d’électricité, soit environ 350 $ par client. Et notre cher François Legault, dans l’opposition, avait pourtant réclamé farouchement un remboursement, quelques mois avant les élections. Lorsqu’un entrepreneur facture en double un client, il est normalement obligé de rembourser ce même client, sinon ça s’appelle du vol. Ma question : pourquoi le gouvernement, lui, a le droit de voler ?

Si tu travailles au noir, tu voles le gouvernement, et si tu es dénoncé, tu dois rendre des comptes en justice, et par le fait même, rembourser à Revenu Québec les montants que tu as volés. Et il n’y a même pas un député de la CAQ qui s’est levé pour dire au ministre de l’Énergie, Jonathan Julien, ainsi qu’à François Legault, de rembourser les Québécois. C’est impossible. La ligne du parti, c’est comme ça.

Il m’arrive de regarder les débats à l’Assemblée nationale. J’ai remarqué que lorsqu’un ministre argumente, tous les autres députés du caucus approuvent les arguments de leur ministre. On dirait des marionnettes, manipulées par des ficelles. De la tête tu dis oui de haut en bas, et de gauche à droite pour dire non. La preuve : le taxi avec la nouvelle Loi 17, cette loi macabre qui va toucher 22 000 familles.

Je ne peux pas comprendre cette pratique. C’est comme l’omertà, la loi du silence. C’est ça ou tu es expulsé. Je me répète, le riche sera toujours favorisé, alors que le petit sera toujours plus écrasé.

Alain Duchesne

Chicoutimi-Nord

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FÉLICITATIONS LES «DAMES»

OPINION / Elles se sont présentées, cinq jeunes « dames », titre qu’on leur a donné, et qu’elles méritent, à la réunion mensuelle du conseil de ville de Saguenay le 1er avril dernier.

Elles sont arrivées à la toute fin de la période de questions des citoyens. Il fallait visionner en direct la rencontre ou être à la réunion pour les voir et entendre, la rediffusion sur MATV s’est arrêtée juste avant leur présentation. Ce fut un beau, pour ne pas dire le plus beau moment de la séance du conseil.

Cinq jeunes et belles dames, de secondaire 1 à secondaire 5, de l’École polyvalente des Grandes-Marées de La Baie, si je ne me trompe pas. Deux d’entre elles ont pris le micro, comme des professionnelles, pour exprimer au conseil de ville leurs inquiétudes devant l’acquiescement de la Ville aux projets d’Arianne Phosphate, BlackRock, et du gaz naturels liquéfié.

Elles sont inquiètes des gaz à effet de serre que ces compagnies vont produire dans « leur » air.

C’était préparé. Pas d’improvisation. C’était songé, impeccable, sans faute, compte tenu du sérieux de leur sujet.

Entre les deux présentations, le plus jeune de notre conseil, par son intervention, clairement non préparée, a rompu le charme. Ce n’est pas toujours nécessaire de commenter une intervention citoyenne. Surtout que les dames ne posaient pas de question, elles exprimaient leurs inquiétudes.

Idem après la présentation de la deuxième dame. Un autre conseiller s’est improvisé des commentaires dont on ne retenait pas grand-chose.

L’accueil silencieux et respectueux de tous les autres membres du conseil de ville mérite d’être souligné.

Bravo, les « dames », et récidivez. Cela vous appartient.

Pauline Germain

Chicoutimi

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DU BEURRE SUR LES ÉPINARDS

OPINION / Les régions, sauf Hérouxville, ne sont pas concernées par la laïcité qui fait tout un tabac à Montréal depuis le dépôt du PL21. Cessons donc de faire l’autruche ! Les principales personnes visées par cette loi basée sur les préjugés, les femmes voilées, sont à Montréal. Je trouve injuste le sort que PL21 veut leur faire subir. Ici, en région, la résistance a si peu d’importance et, de toute façon, va se perdre dans le néant, avec le vieillissement des populations pour laisser place à davantage d’« impratiquance » religieuse.

Cela montre qu’une loi sur la laïcité dans un État très laïque comme celui du Québec, depuis la Révolution tranquille, est une véritable supercherie pour satisfaire un électorat que le gouvernement caquiste veut entretenir. Cela nécessite sans conteste une base solide d’électeurs fidélisés, le terreau fertile pour occuper longtemps le pouvoir.

Pendant que ce gouvernement distrait le peuple avec la religion, ici, mises à part les belles paroles d’une ministre, on ne sent pas encore l’ombre d’une retombée des promesses électorales et du dernier budget caquiste.

Tout cela alors que la priorité des priorités pour nous, en région, est de pouvoir enfin mettre du beurre sur nos épinards.

Marcel Lapointe

Jonquière