La justice, une farce grotesque et vulgaire

OPINION / Il n’y a pas si longtemps, on pendait les assassins. Aujourd’hui, on les libère après quelques années et bientôt on leur remettra une médaille pour les aider à se réhabiliter.

J’ai une question pour ce juge : pourquoi avoir accordé une libération possible après 15 ans et non 25 ans ? Un cas comme celui-là mérite des explications, et le nom de ce juge, parce qu’à mon avis, il est partiellement responsable de cet autre meurtre. Comme par hasard, il est encore une fois accusé de meurtre au second degré. Comme par hasard... Probablement qu’il n’avait pas l’intention de la tuer, juste lui faire peur. Quel cirque que cette justice !

C’est le nœud du problème ? Avec tout ce qu’on savait sur lui, un meurtrier, un vrai, pourquoi une libération avant 25 ans ; ça devrait être un automatisme dans le cas d’un vrai meurtre avec un vrai coupable, sans l’ombre d’un doute.

Aujourd’hui, on joue sur les mots et on banalise le meurtre comme ce n’est pas possible. Ce n’est pas grave, il faut sauver de l’argent ; sauver un procès, sauver 10 ans de prison. C’est la façon de monnayer la justice au Québec. Ce qui vient de se produire à Québec n’est pas un cas isolé. Un autre accusé de meurtre au second degré après avoir tué sa blonde de 65 coups de couteau.

Ça ne prend pas un cours classique pour comprendre que dans un cas comme celui-là, l’intention de tuer ne fait aucun doute, sauf que comme c’est l’habitude, on l’accuse de meurtre non prémédité

La vie, c’est la plus grande des richesses. L’enlever à autrui est le plus grave de tous les crimes sauf pour les tartuffes de la justice.

Fernand Turbide

Saguenay

+

UNE SOLUTION POUR LE STATIONNEMENT DE L'HÔPITAL

Je crois que la pétition créée récemment part de bonne foi d’un problème chronique et criant concernant le stationnement à l’hôpital de Chicoutimi. Comme l’explique brièvement la porte-parole du CIUSSS, ce n’est pas dans les plans immédiats de cette institution de le régler, car physiquement, il n’y a plus de terrain immédiat disponible pour un agrandissement possible.

Toutefois, pourquoi ne pas créer un système de navette aux demi-heures entre l’hôpital et un vaste stationnement disponible, par exemple à Place du Royaume, par le chemin le plus court entre ces deux points, c’est-à-dire sans parcours de quartiers, et à prix raisonnable, disons 2 $ du voyage, contrairement à ce qui a été fait ou est encore en service par la STS, avec un parcours qui n’en finit plus, et très onéreux.

Et de toute manière, nous devons tous utiliser notre automobile présentement pour nous rendre au besoin à cette institution, que ce soit pour les particuliers ou les membres du personnel, et comme il semble y avoir de plus en plus de voitures dans la région, pouvoir agrandir un jour le stationnement ne servirait rien de plus pour régler ce problème.

P.G. Girard

Saguenay

MON AMIE SCHIZOPHRÉNIE

Dans quelques jours aura lieu la journée Bell cause pour la cause. Il s’agit d’une excellente initiative, mais il ne faut pas oublier qu’une « discussion ouverte sur la santé mentale » est nécessaire à longueur d’année. Je suis bien placée pour le savoir : diagnostiqué schizophrène depuis deux ans et demi, j’ai eu honte par le passé de m’ouvrir sur ma condition. Avec raison : bien des gens ont pris leur distance avec moi une fois au fait de ce léger détail. Nous n’étions pas en 1950, mais bien en 2018. Est-ce que la situation a changé depuis deux ans ? Laissez-moi en douter. On me surnomme toujours « la bizarre » ou « la schizo » dans mon dos. Ou que je sois, il y a un malaise lorsque je prends mes pilules avant d’avaler mon repas. J’entends encore les adolescents utiliser les mots « fou », « mongol », « weird » pour s’insulter entre eux. Et surtout, aller voir un psychologue ou un psychiatre est considéré comme un signe de faiblesse dans notre belle société d’aujourd’hui.

Il faut continuer nos efforts de sensibilisation. Les gens qui, comme moi, ont un diagnostic de maladie mentale doivent aller au-delà de la honte et s’ouvrir sur ce qu’ils vivent au quotidien. Quant aux autres, ils ont le devoir d’écouter et, surtout, de ne pas juger. Personne n’est à l’abri d’un tel diagnostic. J’ai croisé toutes sortes de personnes lors de mes hospitalisations, même des patients qui, aux yeux de monsieur et madame Tout-le-Monde, avaient « réussi leur vie ».

La maladie mentale se fiche de votre niveau d’éducation, de la couleur de votre peau ou encore du montant que vous avez dans votre compte en banque. De ce fait, soyez prudents. Soyez à l’écoute de votre corps, ne vous surchargez pas trop et n’hésitez pas à consulter si moindrement vous sentez que vous chutez.

C’est le temps de parler.

Élizabeth Colette Labbé

Chicoutimi