La ferveur de Valérie Plante

OPINION / Le 5 novembre dernier, j’étais fort heureux qu’une femme soit élue première mairesse de Montréal. Chapeau à Valérie Plante ! J’aime ses idées et son engagement social. J’aime sa ferveur. Mais je n’aurais pas rechigné si Denis Coderre avait obtenu un deuxième mandat. Pourquoi ? Eh bien j’étais fort heureux, voyez-vous, qu’il fasse en sorte d’interdire tout nouveau pitbull à Montréal. Et il a tenu son bout sans relâche dans ce dossier des plus épineux. 

Mais hélas, voilà que la nouvelle administration va suspendre le fameux règlement Coderre et ainsi permettre aux pitbulls de renaître de leurs cendres et faire en sorte que la SPCA de Montréal se pette les bretelles et ne cesse de crier victoire. Et ainsi reléguer aux oubliettes le fait qu’une femme de Pointe-aux-Trembles, Christiane Vadnais, s’est fait attaquer par un pitbull et qu’elle en soit morte le 8 juin 2016. Un accident de parcours, rien de plus, semble-t-il. On sait bien ce ne sont pas tous les pitbulls qui dévorent ainsi les humains. Bien non ! Ce n’est qu’une minorité diront les propriétaires de cette race de chien et la SPCA ne lâchera pas le morceau en prenant la défense des gentils pitbulls aux mâchoires aiguisées et imprévisibles. Prenez-garde à vos petits enfants ! Plusieurs se sont fait attaquer par de tels molosses au Québec ces dernières années. Les statistiques ne manquent pas.

Puis, pour revenir à Denis Coderre, j’étais réellement enthousiaste lorsqu’il a annoncé qu’il voulait abolir les sacs de plastique des épiceries et dépanneurs de la métropole. Non, mais ça prenait tout même un certain courage, pour ne pas dire un certain culot, pour prendre une telle décision et un règlement qui allait dans ce sens. J’espère que Valérie Plante ne voudra pas aussi suspendre cette initiative de son prédécesseur.

Je le répète : je suis fort heureux que Valérie Plante soit en poste et je serai fort heureux si elle peut faire en sorte que ne soit plus présentée dans les rues de Montréal une deuxième édition de la non moins pertinente Formule E, et qu’elle ne nous parle surtout pas de ramener les Expos. Deux idées de l’ancien maire pour lesquelles, cette fois-ci, je n’étais pas du tout enthousiaste. Et je ne parlerai surtout pas du fameux « flushgate » de novembre 2015. Coderre n’a pas fait que de bons coups.

Et je serai fort heureux si, pour 2018, Valérie Plante a à cœur de mettre encore plus en valeur la culture à Montréal. Et qu’elle privilégie le transport collectif tout en améliorant le réseau des pistes cyclables de la ville. Et finalement, qu’elle continue de nous faire l’honneur de son sourire franc et rassembleur.

Yvan Giguère

Saguenay

Lettre de l’AREQ à Josée Néron

OPINION / Le Comité environnement et développement durable de l’AREQ Chicoutimi-Valin tient à vous féliciter pour votre succès aux dernières élections municipales. La préoccupation manifeste de l’Équipe du renouveau démocratique pour l’environnement nous donne espoir en des changements concrets.

Le bac brun a été une boutade servie pour démolir la candidate Josée Néron lors de la campagne électorale. Pour nous, c’est plutôt une nécessité que cette collecte des matières putrescibles. Nous croyons même que la ville accuse un retard par rapport à son implantation.

Pour nous, la récupération et le recyclage du polystyrène à Saguenay sont aussi une priorité. Celui-ci est déjà recyclé au Lac-Saint-Jean. Peut-être y aurait-il lieu d’établir un partenariat avec eux ? L’an dernier, l’AREQ a consacré le mois de novembre à une campagne de sensibilisation de la population au problème des sacs de plastique à usage unique. Sans volonté politique, impossible de régler ce problème de pollution grave. Nous aimerions que le conseil de ville soit un chef de file dans l’élimination de ces sacs.

Au chapitre 4 du programme de l’ERD, on retrouve beaucoup d’éléments qui rejoignent nos préoccupations. Plusieurs idées et projets demanderont beaucoup de travail et la collaboration des citoyens. Vous pouvez compter sur notre soutien. Cependant, les mesures 4.8.5 (bouteilles d’eau en plastique) et 4.8.6 (fontaines) sont faciles à concrétiser : réalisées, elles montreraient un changement de mentalité au conseil. Nous espérons que vous pourrez passer à l’action rapidement !

Cette année, l’AREQ a rejoint une large coalition d’organismes qui dénoncent les lois sur les hydrocarbures. Elle concentrera une partie de ses efforts à cette problématique ainsi qu’à la surconsommation du plastique.

En voulant diminuer l’empreinte environnementale de la ville, vous montrez votre sensibilité à ces questions si névralgiques pour l’avenir de notre planète et à plus court terme pour notre bien-être. (cf. : résolution 4.5 du programme) Cela nous réjouit de penser qu’à la direction de Saguenay, on veut répondre « aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Merci pour ce travail de réflexion que le parti s’est imposé avant l’élection. Nous réitérons notre soutien pour appuyer vos actions dans le sens des énoncés que contient ce document de travail. Y a du pain sur la planche ! Mais nous croyons en votre détermination à en faire une réalité donnant ainsi aux citoyens de Saguenay une meilleure qualité de vie.

Louise Denis, première vice-présidente

AREQ Chicoutimi-Valin