La chimie professionnelle doit être actualisée

La fin de la session parlementaire est un excellent moment pour souligner les bons coups législatifs. L'adoption du projet de loi no 98, Loi modifiant diverses lois concernant principalement l'admission aux professions et la gouvernance du système professionnel, en est un. En effet, nous avons appuyé le projet de loi no 98 qui apporte des changements très positifs en matière de gouvernance et de reconnaissance des acquis de formation, des secteurs où notre ordre professionnel s'est particulièrement illustré.
Cela dit, le rôle du chimiste professionnel est crucial dans des domaines aussi variés que la transformation alimentaire, la qualité de l'eau ou même, très prochainement, l'encadrement de la consommation du cannabis. Or, le principal obstacle à la protection du public en matière de chimie professionnelle est la désuétude de la Loi sur les chimistes professionnels, qui date de 1964.
Ainsi, il est primordial de rappeler au gouvernement du Québec l'importance d'entreprendre sans délai la modernisation du champ de pratique de la chimie professionnelle. En effet, à l'ouverture des consultations sur ce projet de loi, la ministre de la Justice, Mme Stéphanie Vallée, a pris l'engagement d'aller de l'avant rapidement dans ce dossier.
Rappelons que, lors de la commission parlementaire tenue en août 2016, l'Ordre des chimistes du Québec dévoilait qu'une personne sur trois qui affirme pratiquer la chimie professionnelle au Québec le fait sans encadrement légal. Nous considérons que cette situation constitue un risque important pour la santé publique, l'environnement et la sécurité de la population.
Nous restons convaincus que la modernisation de la Loi sur les chimistes professionnels est maintenant pressante considérant la multitude de domaines dans lesquels les chimistes pratiquent et qui ont un impact sur l'ensemble des citoyens.
Un chimiste professionnel qui exerce sa profession dans un encadrement approprié, c'est une contribution de plus à la sécurité de tous.
Martial Boivin, PDG
Ordre des chimistes du Québec
Chicoutimi dans le brouillard
Chicoutimi dans le brouillard
Chicoutimi dans le brouillard
Chicoutimi dans le brouillard


La semaine dernière, un journaliste chevronné de Radio-Canada nous présentait les nouvelles en cinq minutes : accident à l'angle du boulevard de l'Université et Bégin à Saguenay ; départ des cyclistes du Grand défi Pierre Lavoie à La Baie ; garderie rue Bégin à Saguenay ; la Sûreté du Québec s'installe à Arvida pour retrouver la dame disparue. Chaque arrondissement est bien identifié sauf Chicoutimi. Lorsque l'événement se passe à Chicoutimi, on dit Saguenay. L'an dernier, un journaliste d'expérience de la même chaîne avait dit : les cyclistes partent de La Baie pour se rendre à Saguenay. Où est la logique ? Savez-vous que La Baie fait partie de Saguenay ? Le même annonceur nous informait d'un autre circuit de cyclistes qui s'arrête à Jonquière et se terminera demain à Saguenay. Où seront-ils ? Plusieurs journalistes auraient besoin d'un cours 101 sur la géographie régionale. Je leur offre mes services gratuitement. Vous utilisez Jonquière, La Baie, Arvida, c'est très bien, pourquoi ne pas faire de même pour Chicoutimi ? Chicoutimi est un arrondissement comme les autres villes. En utilisant le nom de chaque ville, nous serons mieux situés et surtout correctement identifiés. L'autorité municipale ne se gêne pas pour démolir les édifices historiques et maisons ancestrales alors comment peut-elle avoir du respect pour « Chicoutimi », première ville fondée dans les années 1600 ?
Le nom Saguenay n'a tellement pas de valeur identitaire qu'on l'utilise à toutes les sauces. Dernièrement, j'ai vu sur Facebook une maison à vendre sur le bord de la rivière Saguenay à Laterrière. Depuis quand la rivière Saguenay coule-t-elle à Laterrière ? En vérifiant l'adresse, je constate que la maison en question se trouve sur le bord de la rivière Chicoutimi. Même le nom de la belle rivière Chicoutimi se trouve dilué dans la sauce Saguenay ! Quelle aberration ! Dire que c'est Jean-Pierre Blackburn, candidat à la mairie, qui scandait haut et fort qu'il nous fallait le nom Saguenay. C'est le résultat lorsqu'on rejette catégoriquement la logique historique pour penser d'abord à ses intérêts politiques. Grave erreur !
Avis aux journalistes : vous êtes nos informateurs, soyez aussi les porteurs de notre véritable identité. Saguenay c'est l'ambiguïté totale ! Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Laterrière, Arvida, Shipshaw, voilà les vrais noms qui nous situent et nous identifient. Ce n'est pas du chauvinisme, c'est simplement le gros bon sens que d'exprimer les choses avec exactitude pour localiser les lieux et orienter les usagers (Commission de toponymie). Saguenay s'étend à partir de Grande-Baie jusqu'au bout du lac Kénogami ; c'est d'ailleurs, la plus grande ville de la province en superficie. Donc, lorsqu'on annonce un événement il faut préciser l'endroit correctement sinon c'est le brouillard.
Pauline Brassard
Chicoutimi