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La campagne irresponsable des opposants à GNL Québec

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Le Quotidien
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OPINION / Déjà peu impressionnants dans leur difficulté à comprendre que le gaz naturel est une énergie de transition nécessaire pour certains marchés dans le monde, les opposants à GNL Québec se rabattent maintenant sur la menace d’une hausse de tarifs d’hydroélectricité pour les consommateurs.

Par Éric Tétrault, président de l’Association de l’énergie du Québec

Il est étonnant au premier chef de les voir déterminer avec précision la demande éventuelle, l’entreprise affirmant ne pas le savoir elle-même pour l’instant. L’argument pique définitivement du nez quand on affirme que la hausse de tarifs sera de 2,5%. Pour fins de bonne pédagogie, rappelons que les hausses se sont limitées à moins de 1% dans les dernières années, et que la hausse de 1,3% prévue pour 2021 est due à la nouvelle législation du gouvernement, qui devait honorer sa promesse de retourner aux consommateurs 500 millions $ en trop-perçus d’Hydro-Québec.

Or, même à cette extrême limite politique, cette hausse de 1,3% représente 96 sous par mois de plus pour un logement de 5 1/2 pièces et $2,38 pour une maison moyenne. Refaisons donc le sondage avec la vraie question : seriez-vous prêts à supporter GNL Québec si cela vous coûte 5$ par mois? On connaît la réponse.

D’autant plus qu’Hydro-Québec est très claire : il est impossible de relier la demande pour un projet particulier à toute incidence sur les tarifs, ceux-ci étant établis en tenant compte du contexte économique, de l’indice des prix à la consommation et de l’action politique, toujours possible maintenant que la Régie de l’énergie ne pourra fixer de tarifs à nouveau avant 2025.

La Coalition fjord, la Coalition anti-pipeline Rouyn-Noranda, Greenpeace Canada, Nature Québec, Équiterre et le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) font plus que se couvrir de ridicule en brandissant leurs derniers arguments. Ils versent dans une démagogie verte qui polarisera davantage l’opinion publique. Les changements climatiques sont réels, et il faut lutter âprement pour en réduire au maximum les effets. Ce débat essentiel a besoin de gens sérieux de part et d’autre. Pas d’activistes qui en comprennent mal les paramètres.