Greta Thunberg

La bonne et la mauvaise

OPINION / Une bonne nouvelle n’en attire pas nécessairement une autre de la même eau.

La jeune militante pour le climat Greta Thunberg a été choisie Personnalité de l’année par le magazine Time. Au grand déplaisir du président américain, Donald Trump, rongé par la jalousie de n’avoir pas décroché ce titre. Au grand dam, également, de ses nombreuses et nombreux détracteurs. Je pense, entre autres, aux chroniqueurs et chroniqueuses empreints de partialité du Journal de Québec.

Côté plus sombre, les pertes totales de glace du Groenland sont très proches de celles qui avaient été prédites par le scénario le plus catastrophique provenant de l’Intergouvernemental Panel on Climate Change : une perte nette équivalente à 3800 milliards de tonnes de glace depuis 27 ans et, conséquemment, une source majeure de la montée des eaux, de proche en proche, dans les océans, les fleuves et les rivières. Par exemple, de l’Atlantique au fleuve Saint-Laurent, suivi de la rivière Saguenay.

Aujourd’hui, à Venise, ville au nord de l’Italie située sur les bords de la mer Adriatique découlant de l’océan Atlantique, les inondations se succèdent de façon inquiétante à cause de la montée de la mer. 

La Sérénissime est en train de sombrer irrémédiablement.

Conséquemment, les élus de Saguenay, vous êtes invités à réfléchir à la possibilité que l’actuelle zone portuaire à Chicoutimi devienne, plus rapidement que vous ne le croyez, une zone inondable. Alors, un seul des trois projets suggérés depuis quelques mois sur un terrain vacant à un jet de pierre de la rivière Saguenay est compatible avec la crise climatique actuelle. C’est celui d’un parc. 

S’obstiner à vouloir y construire des blocs à condos, voire pire, un amphithéâtre, relève, à mon sens, d’un aménagement du territoire à courte durée et mal conçu.

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, affirmait récemment dans Le Quotidien avoir géré la crise des inondations du printemps dernier de façon correcte. 

Très bien, mais la crise climatique est loin d’être figée le temps et les coups de bascule comme la fonte des glaces aux pôles, ajoutés à d’autres, pourraient nous faire vivre des lendemains qui déchantent. 

Marcel Lapointe

Jonquière