L'ancien hôtel de ville de Kénogami

Kénogami, un bidonville

OPINION / Je n’ai rien contre la Maison de quartier, mais vous avez eu l’occasion rêvée de vous en débarrasser afin d’investir à Jonquière. Quelle richesse pour Kénogami en ruine ! Kénogami est pauvre et vous avez décidé d’y créer un bidonville : la Maison de quartier, L’Escale et l’épicerie communautaire, alors qu’il existe déjà la Soupière, le Kéno R.O.C.K Café, la Saint-Vincent de Paul… Il manque juste un banc de quêteux.

Vous prenez les gens de Kénogami pour des imbéciles. Vous dites répondre à nos besoins, mais de quels besoins parlez-vous ? Je peux vous en nommer un : notre bibliothèque que vous avez décidé de fermer en douce sans tenir compte des besoins des usagers et du personnel.

Une bibliothèque, c’est un service essentiel qui devrait demeurer facilement accessible à tous, peu importe le revenu, des enfants jusqu’aux personnes âgées. 

Je constate que la culture ne fait pas partie de vos priorités. Je serais curieuse de savoir combien d’entre vous, chers conseillers, avez déjà fréquenté une bibliothèque. Si vous aviez été à l’écoute des gens, la bibliothèque de Kénogami existerait encore. N’est-ce pas une honte de dépouiller un secteur aussi pauvre ? Pensez-vous que la population est composée uniquement non seulement de personnes défavorisées, mais aussi de personnes analphabètes ? Je répète que, comme tout le monde, je suis pour l’aide aux plus démunis, mais qu’avez-vous à offrir au reste de la population de Kénogami, à part une dépendance encore plus grande à l’automobile pour un service longtemps accessible à pied ?

Depuis plusieurs années, certaines personnes voulaient fermer notre bibliothèque, alors je suppose que des conseillers de l’ancienne administration se sont tenus debout et ont réussi à la maintenir ouverte. J’aimerais que l’administration actuelle réponde à mes questions. Qui a décidé de fermer notre bibliothèque ? Pour quelle raison ? Qui prend les décisions, des fonctionnaires du fond de leur bureau ou les conseillers élus par la population pour la représenter ? Lesquels d’entre eux sont des usagers de la bibliothèque ? Lesquels y ont déjà amené leurs enfants ? 

Gens de Kénogami, 

souvenez-vous-en ! 

Noëlla Aubut

Kénogami